A Clermont-Ferrand, le phénomène basket 3 contre 3 séduit de plus en plus d’adeptes

Le grand public a découvert le basket 3 contre 3 lors de ces JO de Tokyo. Nous sommes allés à la rencontre de pratiquants à Clermont-Ferrand, néophytes et convaincus.
Au stade Philippe-Marcombes de Clermont-Ferrand flambant neuf, les adeptes du basket 3 contre 3 aiment se retrouver.
Au stade Philippe-Marcombes de Clermont-Ferrand flambant neuf, les adeptes du basket 3 contre 3 aiment se retrouver. © Julien Teiller / FTV

C'est la révélation des JO de Tokyo : intense, spectaculaire, le basket 3 contre 3 a fait une entrée remarquée dans la famille olympique. Les joueuses de l’équipe de France, quatrièmes du tournoi et coup de cœur du public, ont attiré la lumière sur leur discipline. A Clermont-Ferrand, Nicolas Delorme, nouveau pratiquant de basket 3 contre 3, explique : « Même moi qui aime particulièrement la NBA et le basket, j’ai commencé à regarder les matchs des féminines. Je n’ai vu qu’un seul match des garçons. Je regarde toujours plus le basket à 5 mais c’est vrai que c’est très intéressant à voir. Je trouve que les filles ont un niveau, en France, incroyable ».

Un jeu libre et instinctif

Comme Nicolas, ils sont nombreux à avoir été captés par le 3 X 3. Un sport de rue qui a su garder son esprit d'origine. Libre, instinctif et plus simple à pratiquer que le 5 contre 5. A Clermont-Ferrand, les joueurs se sont déjà approprié les terrains neufs du nouveau stade Philippe-Marcombes. Idriss Diomandé, un habitué du Marcombes, raconte : « On vient avec sa team, de 5 ou 3 joueurs, on joue jusqu’à 22 heures, à la fermeture ».

Des qualités requises

Quelques mots échangés et le match est lancé. Tout le monde attaque sur le même panier, ici, le premier arrivé à douze a gagné. Idriss poursuit : « Pour le 3 X 3, franchement, il faut être rapide, efficace et lucide en défense. Une fois qu’on marque un panier, ça enchaîne, on n’a pas le temps de se pose et de perdre du temps. Il faut être très agressif et bon en 1 contre 1 ».

Le basket doit suivre cette évolution-là pour se diversifier et être attractif

Du goudron au parquet d'un complexe spécialisé, la famille basket se réjouit de voir le grand public découvrir le 3 contre 3. Hazim Laroussi, co-gérant d'un complexe de basket indoor, souligne : « D’ici les JO de 2024, l’enjeu va être de structurer le 3 contre 3. Il y a beaucoup de boulot qui a été fait par les fédérations ces dernières années. Mais il est vrai qu’il y a un marché à prendre. C’est l‘évolution naturelle du sport qui veut ça. Il faut se renouveler. D’autres sports l’ont fait : on pense au foot à 5 n, en salle, au rugby à 7. Le basket doit suivre cette évolution-là pour se diversifier et être attractif ».  Gagner des pratiquants et se développer, sans se dénaturer c'est l'objectif du basket 3x3, passé en quelques jours de l'ombre à la lumière.

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