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Blocages du 17 novembre : pourquoi la CGT du Puy-de-Dôme ne soutient pas le mouvement

Les appels à bloquer les routes le 17 novembre pour protester contre la hausse du prix du carburant se sont multipliés sur les réseaux sociaux. Photo d'illustration. / © Severine Courbe / MaxPPP
Les appels à bloquer les routes le 17 novembre pour protester contre la hausse du prix du carburant se sont multipliés sur les réseaux sociaux. Photo d'illustration. / © Severine Courbe / MaxPPP

Dans le Puy-de-Dôme, la CGT ne s'associera pas à la mobilisation prévue le 17 novembre contre la hausse des prix du carburant dont les contours sont trop flous pour Julien Pauliac, secrétaire général du département.

Par Aurélia Abdelbost

"Notre organisation syndicale ne soutient pas l'appel aux blocages des routes le 17 novembre", explique Julien Pauliac, secrétaire Général de l’Union départementale CGT du Puy de Dôme. S'il concède que le porte-monnaie des salariés soit directement menacé par la hausse de la taxation des carburants, il considère que la CGT doit plutôt s'attaquer à d'autres points :

C'est une problématique de pouvoir d'achat et ce sont les salariés qui vont payer la note. Pour autant, nous n'avons pas attendus les gilets jaunes pour nous mobiliser contre la casse de la sécurité sociale et du code du travail, en octobre dernier. 


Un mouvement issu des réseaux sociaux

Ce dernier pointe également un mouvement aux contours flous, qui a principalement évolué sur les réseaux sociaux : "On ne sait pas quelles formes vont prendre les blocages". Il dénonce également une connexion du mouvement "au patronat, à l'extrême droite et à Laurent Wauquiez", le président des Républicains et du Conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes, a annoncé sa participation à une manifestation le 17 novembre en Haute-Loire. "Nous trouvons un peu dangereux de s'allier à ce mouvement populiste qui fait un peu penser au mouvement des bonnets rouges", pointe le secrétaire Général de la CGT du Puy-de-Dôme qui regrette que l'appel au blocage soit autant relayé dans les médias. 
 

Un mode d'action opposé

Le mode d'action des gilets jaunes ne correspond pas non plus aux intentions de la CGT. L'appel au blocage des routes un samedi va à l'encontre des habitudes de la CGT qui préfère agir en semaine pour atteindre la production et ainsi amener patronat et gouvernement autour de la table des négociations. 

Le débat autour de la participation aux blocages est toutefois présent parmi les membres de la CGT qui, individuellement, pourraient répondre présent samedi 17 novembre pour observer ou participer. 
 

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