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Brexit : ce que redoutent ces Anglais installés dans le Puy-de-Dôme

Bettina et David Heppell est un couple de retraités installés au Monastier au Puy-de-Dôme. A quelques-mois du 31 octobre, date officielle du Brexit, le couple est inquiet quant à son avenir en France. / © P.Franco/ France 3 Auvergne
Bettina et David Heppell est un couple de retraités installés au Monastier au Puy-de-Dôme. A quelques-mois du 31 octobre, date officielle du Brexit, le couple est inquiet quant à son avenir en France. / © P.Franco/ France 3 Auvergne

Alors que les discussions autour du Brexit sont toujours au centre des attentions outre-Manche, en Auvergne nous avons rencontré des Britanniques qui se disent optimistes, même si le scénario qui se dessine est une sortie de l'UE sans accord. 

Par MB/P.Franco

Selon l'Insee, 20 000 personnes travaillent pour des sociétés Britanniques en Auvergne-Rhône-Alpes et la région compte près de 15 000 ressortissants. Alors que le Brexit se dirige vers un scénario sans accord, ce que l'on pourrait appeler "le Hard Brexit". Pour Bettina et son mari David Heppell, installés au Monastier dans le Puy-de-Dôme, l'inquiétude persiste. Auront ils accès aux soins ? Est-ce que le Brexit aura un impact sur leur pouvoir d'achat ? Visiblement, pour cette dernière question, c'est déjà le cas.
" Notre argent est en Angleterre, et avec le taux de change on voit la somme dans nos comptes en France diminuer jour après jour. On ne sait pas du tout si la livre sterling continuera à baisser" s'inquiète Bettina Heppell.

La situation se complique

Ben Van Wyk de Vriesvit vit aussi en Auvergne depuis une vingtaine d'années. Un territoire auquel il s'est attaché et où il a fondé sa vie. Il a obtenu la double nationalité franco-britannique en février dernier. Ben est aujourd'hui professeur de vulcanologie à l'Université Clermont Auvergne. Tout comme le couple de retraités, il est inquiet quant aux échanges entre le continent et le Royaume-Uni. " A l'heure actuelle avec le programme Erasmus + les échanges entre les étudiants restent fluides. On reçoit des étudiants britanniques sans qu'ils aient besoin de visa. Mais je vois que ça commence à se compliquer, c'est devenu de plus en plus difficile de monter des projets dans la recherche notamment" témoigne t-il. Alors que la situation reste confuse outre-Manche, ces Britanniques d'Auvergne se veulent toutefois optimistes. Pour eux rien n'est joué, tout reste possible.

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