Chaîne des Puys et UNESCO : dans le Puy-de-Dôme, pourquoi la gestion des forêts privées est primordiale

Depuis l'inscription de la chaîne des Puys au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2018, la gestion des forêts est particulièrement scrutée. Les propriétaires forestiers doivent respecter certaines règles pour que le site reste harmonieux et surtout pour conserver le titre. L'inscription à l'UNESCO n'est pas définitive, elle est renouvelée tous les six ans. / © Pierre Soissons / MAXPPP
Depuis l'inscription de la chaîne des Puys au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2018, la gestion des forêts est particulièrement scrutée. Les propriétaires forestiers doivent respecter certaines règles pour que le site reste harmonieux et surtout pour conserver le titre. L'inscription à l'UNESCO n'est pas définitive, elle est renouvelée tous les six ans. / © Pierre Soissons / MAXPPP

En 2018, dans le Puy-de-Dôme, la chaîne des Puys entrait à l’UNESCO. Un territoire recouvert de forêts appartenant majoritairement à des propriétaires privés. Pour que le site soit harmonieux, il faut qu'ils se plient à certaines règles. En jeu, conserver le classement à l’UNESCO.
 

Par C.C.

Ils sont plus d’une centaine, ce lundi 16 septembre, dans la salle des fêtes de Ceyssat dans le Puy-de-Dôme. Tous propriétaires forestiers et tous préoccupés. Qu’est-ce que l’inscription à l’UNESCO va changer pour eux, pour leur forêt ?

Il va d’abord falloir s’accorder. Les mêmes règles pour tout le monde : pas de coupe rase, pas de plantation d’essences non autochtones, pas de prélèvement massif,… Les propriétaires vont devoir demander, à chaque fois, des autorisations.
Ces règles existaient déjà. Depuis 2000, la chaîne des Puys est un site dit « classé » par l’Etat. Seulement le regard des autorités était plus souple.


Difficile aussi de surveiller les quelques 84 000 propriétaires forestiers du Puy-de-Dôme.

 Nous sommes les champions du morcellement, réagit Pierre Faucher, le président de Fransylva 63. Dans le Puy-de-Dôme, le propriétaire moyen a une surface de 2,4 hectares en 4 ou 5 parcelles non contiguës.  


La plupart des propriétaires forestiers gère sa parcelle comme bon lui semble. Ce temps-là est révolu. Il faut que le paysage soit uniforme, que la vue d’ensemble soit parfaite. Et pour faire respecter ces règles ; les gardes nature auront le droit de dresser des procès-verbaux.  

S’il y a des interventions qui sont réalisées dans le site classé de la chaîne des Puys sans autorisation, on peut être amené à régulariser les travaux forestiers » explique Frédéric Decaluwe, inspecteur des sites à la DREAL (la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement). « On peut aller jusqu’au procès-verbal mais en général on peut trouver un accord avec le propriétaire forestier.


Car ce qui est en jeu, c’est tout simplement l’inscription au patrimoine de l’UNESCO elle-même. Si elle a été validée il y a un peu plus d’un an, elle est réévaluée tous les six ans. Une délégation peut même revenir sur le terrain, si besoin, pour vérifier qu’il n’y a pas eu de modifications majeures et que la chaîne des Puys reste intacte.

Pour conserver le titre, le département et la DREAL, entre autres, vont éditer un « guide des bonnes pratiques forestières » et un plan de gestion.

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