Clermont-Ferrand : 600 kg de drogue et 200 000 euros saisis par les gendarmes

Gendarmerie. Image d'illustration. / © PHILIPPE HUGUEN / AFP
Gendarmerie. Image d'illustration. / © PHILIPPE HUGUEN / AFP

Plus de 600 kg de drogue et 200 000 € ont été saisis dans la nuit de mardi à mercredi 2 octobre, les gendarmes des sections de recherches de Clermont-Ferrand et Grenoble, avec l’appui des militaires des groupements du Puy-de-Dôme et de l’Isère.

Par F. Coudert

Dans la nuit du mardi au mercredi 2 octobre, les gendarmes ont intercepté deux véhicules venant d’Espagne, sur l'autoroute A9, à hauteur de Narbonne et Perpignan, dont un fourgon contenant 528 kg de résine de cannabis et 90 kg d’herbe de cannabis. Trois personnes ont été interpellées et quatre Clermontois ont été placés en garde à vue car cette même nuit un complice présumé a également été arrêté à Clermont-Ferrand en possession de 200 000 € en espèce.

Quatre personnes interpellées

Ils seront présentés à un magistrat de la juridiction inter-régionale spécialisée (JIRS) de Lyon, compétente pour des affaires judiciaires d'une telle envergure. Ils pourraient être mis en examen pour trafic de stupéfiants. Selon toute vraisemblance, le trio avait pour intention de ramener la drogue à Clermont-Ferrand dans les quartiers nord selon nos confrère de la Montagne.

L'enquête a démarré en septembre 2018

Les investigations des gendarmes des sections de recherches de Clermont-Ferrand et Grenoble les ont menés à constater l’existence d’un trafic de stupéfiants d'ampleur international entre le Maroc et la France et ont identifié le commanditaire présumé, un Clermontois de 40 ans qui fait l'objet de deux mandats d'arrêt, l'un pour trafic de stupéfiants, l'autre pour tentative de meurtre. Il serait en fuite au Maroc.

S’appuyant sur des complices installés dans le Puy-de-Dôme, le quadragénaire aurait organisé des voyages réguliers depuis le Maghreb. La drogue arrivait par bateau sur le sol espagnol où des complices présumés la chargée dans des convois de véhicules roulant à allure normale afin de ne pas attirer l’attention. Arrivée en France, la résine de cannabis et l’herbe alimentaient  le Puy-de-Dôme mais aussi les régions parisienne, toulousaine et lyonnaise. 
Les enquêteurs ont estimé que ce trafic rapportait environ 200 000 euros par semaine aux trafiquants.


 

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