Clermont-Ferrand : Daniel Cohn-Bendit visé par une plainte pour diffamation

Jeudi 30 janvier, Marianne Maximi, candidate LFI à Clermont-Ferrand, a porté plainte pour diffamation contre Daniel Cohn-Bendit. / © JOEL SAGET / AFP
Jeudi 30 janvier, Marianne Maximi, candidate LFI à Clermont-Ferrand, a porté plainte pour diffamation contre Daniel Cohn-Bendit. / © JOEL SAGET / AFP

Jeudi 30 janvier, Marianne Maximi, tête de liste à Clermont-Ferrand soutenue par La France Insoumise, a porté plainte pour diffamation contre Daniel Cohn-Bendit. Ce dernier l’avait accusée de violences sur LCI le 19 janvier dernier après les vœux chahutés du candidat LREM Eric Faidy.
 

Par C. L avec AFP

Trois semaines après, les vœux chahutés d’Eric Faidy, candidat investi par LREM à Clermont-Ferrand, refont parler d’eux. Jeudi 30 janvier, Marianne Maximi, tête de liste aux municipales soutenue par La France Insoumise, a déposé plainte pour diffamation contre Daniel Cohn-Bendit, auprès du doyen des juges d’instruction, à Clermont-Ferrand.

Rétablir la vérité

Alors qu’il intervenait sur LCI dimanche 19 janvier, Daniel Cohn-Bendit avait évoqué les faits en ces mots : “Une cinquantaine, une quarantaine de LFI, CGT et la candidate LFI attaquent le siège, cassent les vitres, commencent à cogner ceux qui sont dedans, c’est ça le problème !”. La candidate LFI explique : « Ses propos ont été démentis dans la presse régionale. J’avais demandé un démenti et un droit de réponse. Je ne les ai pas obtenus. Il a fait de graves accusations contre les personnes présentes et contre moi. La procédure va servir à rétablir la vérité ». "Cette plainte pour diffamation publique envers un particulier avec constitution de parties civiles désigne Daniel Cohn Bendit et tous autres", a déclaré à l'AFP Me Jean-Louis Borie, son avocat.


Des éditorialistes payés pour dire n'importe quoi

"Les propos : "La candidate LFI, attaquent le siège, cassent les vitres, commencent à cogner ceux qui sont dedans", sont totalement diffamatoires à l'égard de Madame Marianne Maximi", souligne Me Borie dans cette plainte dont l'AFP a obtenu une copie. Ces faits "constituent le délit de diffamation publique à l'égard d'un particulier", précise-t-il. Ces propos "ne reflètent pas la vérité, il n'y a pas eu de coups, pas de vitres cassées", a indiqué à l'AFP Mme Maximi, assurant ne pas avoir été sur les lieux ce jour-là. "En toute impunité, des éditorialistes sont payés pour dire n'importe quoi sur les chaînes d'info en continu", a déploré la candidate LFI.

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