Clermont-Ferrand : un mineur en garde à vue après la soirée de tensions à Croix-de-Neyrat

Lundi 16 novembre, deux jours après les tensions qu’a connues le quartier de Croix-de-Neyrat, à Clermont-Ferrand, un mineur est toujours en garde à vue. « Il aurait appelé à l’émeute contre les forces de l’ordre » selon la police nationale.
 

Samedi 14 novembre, plusieurs véhicules ont été incendiés ou dégradés dans le quartier de Croix-de-Neyrat à Clermont-Ferrand.
Samedi 14 novembre, plusieurs véhicules ont été incendiés ou dégradés dans le quartier de Croix-de-Neyrat à Clermont-Ferrand. © Valérie Riffard / FTV
Deux jours après les tensions qui se sont produites samedi à Clermont-Ferrand dans le quartier de Croix-de-Neyrat, un mineur de 16 ans est toujours en garde à vue ce lundi 16 novembre. « Une garde à vue est toujours en cours, celle d’un mineur de 16 ans. Il avait été interpellé samedi et blessé à la cheville. Sa garde à vue avait été levée puisque la blessure nécessitait une intervention chirurgicale. Mais il s’est sauvé de l’hôpital sans être opéré. Des policiers sont allés le rechercher ensuite dimanche matin » explique Claire Bigot, chargée de communication de la police nationale de Clermont-Ferrand. Elle précise : « Une première affaire de stupéfiants le concernait. Quand on est retourné le chercher dimanche matin, s’est ajouté un motif de provocation directe en vue d’un attroupement. Sur Internet, la veille, il avait diffusé des images où il s’est filmé en disant qu’il était blessé à cause de la BAC et il appelait à l’émeute contre les forces de l’ordre ».

Des dégradations commises

Plusieurs incendies volontaires de véhicules et de containers à déchets s’étaient alors produits dans le quartier, nécessitant l’intervention des sapeurs-pompiers et des forces de l’ordre. Pas moins de 42 policiers avaient alors été mobilisés. Claire Bigot poursuit : « Samedi, deux autres mineurs de 14 et 17 ans ont été interpellés. Après leur garde à vue, ils ont été laissés libres et seront reconvoqués devant le tribunal correctionnel pour une COPJ (NDLR.Convocation par officier de police judiciaire) en vue d’une mise en examen. On leur reproche d’avoir participé à un attroupement, d’avoir commis des dégradations et de n’avoir pas respecté le confinement ». Suite à de nouveaux appels à la violence, un dispositif policier renforcé a été mis en place dimanche 15 novembre. Pas moins de 27 policiers ont été mobilisés. Ce dispositif ne devrait pas être reconduit pour la soirée du lundi 16 novembre.
 
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