Clermont-Ferrand : le succès des ventes de deux-roues après le confinement

La crise du COVID 19 aura fait quelques heureux. A Clermont-Ferrand, les marchands de cycles et de motos ont vu arriver une foule de nouveaux adeptes du deux-roues dès la fin du confinement. Les ventes se sont envolées mais la pandémie pourrait finalement stopper le boom du deux-roues.
 
A Clermont-Ferrand, depuis le confinement, chez les concessionnaires les stocks de motos sont au plus bas.
A Clermont-Ferrand, depuis le confinement, chez les concessionnaires les stocks de motos sont au plus bas. © Anne-Claire Huet / FTV
A Clermont-Ferrand, les deux-roues sont les stars de l'après confinement. On en rencontre à chaque coin de rue, pas un carrefour n'échappe à leur présence. Ce sont les grands gagnants de la crise sanitaire.

Une nouvelle clientèle

Chez les marchands de cycles, on a vu débarquer en masse une nouvelle clientèle pas seulement attirée par le sport loisir. Mélanie, cycliste d'après confinement, explique : « Ce qui a motivé mon choix de faire du vélo quasiment tous les jours pour faire domicile-travail, c’est d’abord de ne pas prendre les transports en commun parce qu’avec le COVID j’ai beaucoup moins envie de me sentir agglutinée dans les transports en commun. Ensuite, c’est parce qu’il y a plein de voitures et je vais beaucoup plus vite en vélo ». Comme pour tous les commerces, le confinement a fait craindre le pire pour les marchands de cycle. Mais l'envie créée par la privation et l'aide de l'Etat de 50 euros pour la remise en état de son vélo ont fait revenir les clients en masse.

Une hausse de l'activité

Christian Boyer, gérant de "Bouti Cycle", indique : « Il y a la reprise, on a vu que ça démarrait sur les chapeaux de roue donc on a récupéré assez rapidement la perte de chiffre d’affaires des deux mois. Aujourd’hui on a environ une augmentation d’activité de 30% ». Mais chaque médaille a son revers. La forte demande pourrait créer la pénurie. François Coiffier, manager de "Cyclable", affirme : « A la fin du confinement les vélos ont été très demandés sur la planète entière, pas seulement en France mais en Allemagne, aux USA. On a une forte demande et les usines s’étant arrêtées pendant quelques mois, on a eu moins de fabrication produite, notamment pour les petites pièces qui permettent d’assembler les vélos au final ».

Des stocks faibles

Même constat chez les concessionnaires moto. Les stocks sont au plus bas. Jacques Forestier, gérant d’"Ambiance Moto", souligne : « Le COVID a gêné les usines pour la fabrication et le transport. On n’a pas ce que l’on devrait avoir normalement en stock en cette saison. Les motos sont bien souvent vendues avant d’arriver ». Les clients qui commandent une moto aujourd'hui devront faire preuve de patience. Leur achat n'arrivera pas pour Noël mais plutôt pour le printemps.
 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
vélo économie transports auto-moto sport