COVID-19 : ce que l’on sait sur la vaccination au CHU de Clermont-Ferrand

Les 5000 premières doses de vaccin contre le COVID-19 devraient arriver mercredi 6 janvier au CHU de Clermont-Ferrand. Les soignants de plus de 50 ans ou atteints de maladies chroniques ainsi que les résidents des EHPAD et Unités de Soins de Longue Durée seront les premiers vaccinés.

En Auvergne, les 5000 premières doses du vaccin devraient arriver au CHU de Clermont-Ferrand le 6 janvier
En Auvergne, les 5000 premières doses du vaccin devraient arriver au CHU de Clermont-Ferrand le 6 janvier © Fred TANNEAU / AFP

Un peu moins de 5000 doses livrées dès le mercredi 6 janvier et un début de vaccination le lendemain. Tel est le début de campagne que s’apprête à lancer le CHU de Clermont-Ferrand face au COVID-19.

Si l’information n’a pas été annoncée par l’institution elle-même, le professeur Henri Laurichesse, chef du service des maladies infectieuses et tropicales a pu nous détailler lundi 4 janvier les premiers détails du dispositif. "Conformément à la visioconférence que nous avons eue avec Olivier Véran hier soir, nous allons répondre aux injonctions prioritaires : d’une part, les USLD (Unités de Soins de Longue Durée), les EHPAD et le personnel soignant de ces établissements. D’autre part le personnel soignant tout court âgé de plus de 50 ans ou atteint de maladies chroniques (au CHU, cela représente près de 2200 personnes). Et troisièmement, nous proposerons aussi la vaccination pour l’ensemble des soignants hors CHU de la métropole (médecins libéraux, infirmières libérales, kinésithérapeutes etc.) de plus de 50 ans et à facteurs de risque.”

Trois sites de vaccination

Pour cela, le CHU de Clermont-Ferrand va mettre en place trois sites de vaccination. Le plus important se trouvera sur le site Gabriel-Montpied qui concentre les deux tiers du personnel. C'est là que seront accueillis les professionnels de santé extérieurs qui entreront dans les critères. Un autre centre sera installé sur le site Estaing et un troisième sur le site Louise-Michel à Cébazat. Ce dernier abrite en effet de nombreuses personnes vulnérables dans son EHPAD et son USLD. Le CHU servira aussi les 21 EHPAD publics qui dépendent de lui. Les établissements privés “seront arrosés par d’autres circuits” précise le professeur Laurichesse.

Au-delà de l’agglomération, le CHU de Clermont-Ferrand va surtout jouer le rôle d’établissement-pivot. Bénéficiaire d’un des rares grands congélateurs capables de conserver les vaccins à moins 80 degrés, c’est de sa pharmacie que partiront les caissons destinés aux hôpitaux de Moulins, Aurillac ou du Puy-en-Velay. 
 

Une tâche médicale et administrative

Avant d’entamer le processus, il faut aussi s’assurer que les moyens humains sont prêts. Des équipes de vaccinateurs sont en cours de constitution.“En plus de la vaccination elle-même, il y a tout un travail administratif pour accueillir les gens, recueillir leur consentement (oral), leur donner une attestation et un rendez-vous dans trois semaines pour la deuxième dose. Nous devons aussi tracer tout cela et faire remonter les informations au ministère.” 

Pour être sûr de pouvoir toucher un maximum de personnes, les horaires vont être larges, de 7 heures à 20 heures, y compris le week-end. “On a envoyé une note à l’ensemble des personnels pour leur indiquer les modalités.“ explique le professeur Laurichesse. “Si on a les vaccins, maintenant il faut y aller, il ne faut pas attendre éternellement ! Nous on est prêts.”

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