Il va défendre les couleurs de l’Auvergne à Paris. Quentin Taylor Baudin a été sélectionné pour disputer les épreuves finales de la Coupe de France du Burger, avec une création très auvergnate, le “Massif”.

C’est sa troisième participation et sa deuxième qualification en finale régionale. Quentin Taylor Baudin, chef dans un food-truck portant son nom à Clermont-Ferrand, participera aux épreuves finales de la Coupe de France du Burger, mercredi 13 mars à Paris. Il est parmi les 25 candidats à avoir été sélectionnés parmi près de 1 000 postulants. Une belle récompense pour le jeune homme. “C’est une énorme reconnaissance, s'enthousiasme le chef cuisinier. Je ne suis pas trop stressée. J’ai la pression, certes, mais c’est de la bonne pression” .

“Auvergne Spirit” 

Cette année, le thème imposé de la compétition est le “Beef Spirit” (esprit de bœuf en anglais). Pour Quentin, son burger surnommé “le Massif” a surtout “l’Auvergne Spirit”. “Ce thème m’a tout de suite inspiré l’Auvergne avec ses grands espaces, son terroir et ses fromages, confie-t-il. Je voulais rendre hommage à la ruralité. Beaucoup de gens mettent tout leur cœur et leur âme pour nous faire de bons produits et sont très peu considérés. Je pense notamment aux agriculteurs de notre région”

Dans chaque composante de son burger, Quentin a fait en sorte de garder un lien avec l’Auvergne, tout en respectant le thème. Il nous dévoile la recette : “Il y a un pain gratiné au Cantal, une mayonnaise fumée au foin agrémentée d’herbes, un gaperon fermier, un fromage d’Auvergne donc, un crumble de Salers, ainsi qu'une chiffonnade de bison séché d’Auvergne”. Chaque produit tourne autour de l’imaginaire du bœuf avec des produits auvergnats. À l’exception du steak : “C’est du Charolais”, concède le chef cuisinier. 

“On peut être Auvergnat et faire un bon burger” 

Bien qu’il transcende les frontières, le hamburger reste un symbole de la culture américaine. Malgré tout, le chef cuisinier tente de prouver qu’il est possible de faire un bon burger made in Auvergne. “Ce n’est vraiment pas difficile. On peut être Auvergnat et faire un bon burger. On a tout ce qu’il faut. Tous les bons ingrédients sont à notre disposition : de la bonne viande, du bon fromage, etc. La difficulté réside dans l’équilibre des saveurs. Il faut juste savoir bien doser chaque ingrédient”

Le goût du challenge 

Pour le chef cuisinier, la plus grosse partie du travail - imaginer la recette - a été faite. Quentin est désormais concentré sur les "derniers ajustements" avant le jour fatidique. Lors de cette finale, Quentin disposera de 25 minutes pour préparer son burger, dresser la présentation et le découper avant qu’il ne soit jugé par les membres du jury. S'il remporte la finale régionale dans la catégorie Sud-Est, il enchaînera avec la grande finale. Cette compétition représente un défi stimulant pour Quentin. ”La Coupe de France du burger me pousse à aller toujours plus loin et à proposer des recettes toujours plus abouties. Cela me permet ensuite d’enrichir la carte. C’est toujours un plus”. Verdict mercredi 13 mars, pour savoir si le meilleur burger de France sera auvergnat…ou pas.