« Fantômes », la série made in Auvergne qui traite du phénomène du ghosting

Depuis le mercredi 4 mars, la série documentaire « Fantômes» est diffusée sur la plateforme numérique de France Télévisions Slash / © Fantômes / Biscuit Production
Depuis le mercredi 4 mars, la série documentaire « Fantômes» est diffusée sur la plateforme numérique de France Télévisions Slash / © Fantômes / Biscuit Production

Depuis le mercredi 4 mars, la série documentaire « Fantômes» est diffusée sur la plateforme numérique de France Télévisions Slash. Petite particularité : elle a été réalisée et produite par une équipe 100% auvergnate. Elle traite du phénomène du ghosting.
 

Par Catherine Lopes

Connaissez-vous le ghosting ? Ce mot anglais, qui littéralement signifie « transformer en fantôme » est un comportement social qui consiste à rompre tout contact, ne plus répondre aux appels, ne plus donner suite aux SMS. On devient alors un fantôme. « Fantômes » c’est justement le nom donné à une série documentaire qui traite du phénomène. Elle est disponible depuis mercredi 4 mars sur France Télévisions Slash, la plateforme numérique du groupe. Derrière ce projet, on trouve un réalisateur et une production tous deux clermontois, Jérémy Bulté et Biscuit Production. Le réalisateur raconte : « Il y a 2 ans, je venais de terminer un clip où j’expérimentais l’esthétique post Internet. Je cherchais notamment à explorer l’imagerie du téléphone. J’ai reçu un appel à projets de France Télévisions sur le ghosting. Ca a tout débloqué ».

Le défi de la chaîne de relations

Rapidement, l’idée se met en place. Jérémy propose un projet, avec des images au format vertical, et a l’idée de suivre les personnages du documentaire à travers d’une chaîne de relations. Un pilote est tourné et Jérémy Bulté, appuyé par l’agence de création visuelle clermontoise Biscuit Production, remportent l’appel à projets. Jérémy Bulté souligne : « Il y a eu une période d’enquête et d’écriture qui a duré 9 mois. Notre défi était de remonter une chaîne de relations. Car le principe est que chaque ghosteur et à son tour ghosté. Si un témoin nous lâchait, on perdait tout ». 

Des témoignages forts et intimes

A travers 7 épisodes de 9 minutes environ, le réalisateur nous propose des témoignages forts et intimes. Premier personnage à ouvrir la série, Anthony, qui n’a plus eu de nouvelles du jour au lendemain d’Asma. On découvre le témoignage de cette dernière dans le second épisode. Pour Anthony, « Le ghosting est un dommage collatéral d’Internet ». Une définition qui plait assez à Jérémy Bulté. Le réalisateur confie : « C’est un comportement néfaste. Les gens se font du mal alors qu’ils mériteraient de mieux communiquer. Les réseaux sociaux y sont sans doute pour quelque chose ». Cette série, dans laquelle le réalisateur n’hésite pas à se mettre en scène, est destinée avant tout à la Génération X ou Y, et présente une écriture moderne.
 

Tour à tour victime puis bourreau

Elle montre que l’on peut tour à tour devenir victime puis bourreau. Par le feuilletonnage et les cliffhangers en fin d’épisode, elle pourrait bien s’avérer addictive. Pour Alexis Magand, directeur artistique de Biscuit Production et producteur de la série, il s’agit d’un axe de développement qu’il aimerait suivre. Il indique : « Cette série est arrivée à point nommé. Cela correspond à notre volonté de nous rapprocher de nouvelles écritures, de produire des web séries et des contenus en Auvergne ». Le tournage a duré 6 mois, entre Clermont-Ferrand, Paris et Toulouse. Désormais, la série est visionnable sur France Télévisions Slash. Elle est aussi disponible sur l’Instagram tv de Slash, à raison d’un épisode par soir, mais aussi sur YouTube.

 

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