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Fusillade de Strasbourg : Brice Hortefeux raconte le confinement juste après l’attentat

L'attaque a eu lieu dans le centre historique de Strasbourg, mardi 11 décembre. Un homme fiché S pour radicalisation islamiste a ouvert le feu peu avant 20 heures dans des rues commerçantes au milieu du célèbre marché de Noël de la ville. / © SEBASTIEN BOZON / AFP
L'attaque a eu lieu dans le centre historique de Strasbourg, mardi 11 décembre. Un homme fiché S pour radicalisation islamiste a ouvert le feu peu avant 20 heures dans des rues commerçantes au milieu du célèbre marché de Noël de la ville. / © SEBASTIEN BOZON / AFP

Le député européen et vice-président du conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes Brice Hortefeux était à Strasbourg, mardi 11 décembre, lorsqu’a eu lieu la fusillade. Il raconte son confinement avec d’autres parlementaires LR dans une brasserie de la capitale alsacienne.

Par S. Montero

Le député européen Brice Hortefeux était à Strasbourg, mardi 11 décembre, alors que se tient la dernière session plénière de l’année au Parlement européen. « Je me rendais dans une brasserie de Strasbourg, à proximité de là où il y a eu l’essentiel du drame, pour un verre amical traditionnel de fin de session entre députés LR, destiné à remercier les collaborateurs, assistants, fonctionnaires », explique l’ancien ministre de l’Intérieur.

« Nous avons vu une concentration de voitures de police qui roulaient à vive allure en direction de cet espace. On a compris qu’il y avait eu quelque chose », détaille l’élu qui siège également au conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes. « Un officier de protection que j’ai en tant qu’ancien ministre de l’Intérieur m’a informé que nous étions confinés. C’est une mesure cohérente et logique ». Le député, avec d’autres, est resté à l’intérieur de la brasserie durant plusieurs heures. Qu’a-t-il ressenti à ce moment-là ? « Des interrogations, de l’inquiétude et enfin une émotion. Il y a une espèce de solidarité qui se manifeste », raconte sans trop s’appesantir l’élu auvergnat.
« On est parti dans le milieu de la nuit pour rejoindre mon hôtel sur la place de la cathédrale face à ce marché de Noël ». Un lieu particulier, pour celui qui a occupé notamment la place Beauvau, sous la présidence de Nicolas Sarkozy. « Il y a eu une première alerte qui remonte à l’hiver 2000. Depuis, tous les ministres de l’Intérieur portent une attention particulière à cette manifestation ».
 

Nous avons un devoir de vigilance totale


A Strasbourg, l’attaque a fait 2 morts, 9 blessés graves et 5 blessés légers, selon un nouveau bilan communiqué en milieu de matinée. Malgré l’intervention des forces de sécurité mardi soir, l’assaillant (fiché S) est parvenu à s’enfuir et la France est passée en 'urgence attentat'.
« Cela rappelle une réalité, la France est le troisième pays au monde – en dehors de ceux en situation de guerre – menacé par le terrorisme. On a connu 26 attentats depuis 2012 sur notre territoire, 55 ont été déjoués. Nous avons un devoir de vigilance totale car la menace est permanente », poursuit Brice Hortefeux.
« Nous sommes un pays ‘cible’ et ‘source’. 'Cible' car il fait l’objet d’attaques verbales, de menaces depuis l’étranger et ‘source’ avec des ressortissants sur le territoire national qui peuvent passer à l’acte », observe encore l’élu qui prône « un nouvel examen très fin et détaillé » des fichiers antiterroristes pour « déterminer parmi les inscrits, potentiellement les plus dangereux - environ 2000 je pense - qui doivent faire l’objet d’un suivi permanent », conclut le député européen.

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