Les championnats de France d’athlétisme en salle se déroulent dans le Puy-de-Dôme ce week-end

Samedi 18 et dimanche 19 février le Stadium Jean-Pellez d’Aubière, près de Clermont-Ferrand, accueille les championnats de France d’athlétisme en salle. Une occasion pour les athlètes de se mesurer afin de se qualifier pour l’Euro qui a lieu dans deux semaines.

A deux semaines de l'Euro à Istanbul (2-5 mars), les championnats de France d'athlétisme en salle, samedi 18 et dimanche 19 février à Aubière (Puy-de-Dôme) vont permettre aux athlètes présents de se tester. Dans le Stadium Jean-Pellez, en périphérie de Clermont-Ferrand, les regards seront braqués sur le 60 m haies où le plateau s'annonce relevé, malgré l'absence d'une des stars montantes de la discipline, Sasha Zhoya. Le recordman du monde juniors de l'épreuve (7.34 sur des haies plus petites), après avoir été gêné à une hanche pendant plusieurs semaines, a renoncé à la saison en salle. Malgré ce forfait de poids, la concurrence sera rude puisque Pascal Martinot-Lagarde, vice-champion d'Europe du 110 m haies, tentera de décrocher un septième titre national en salle dimanche en clôture de ces championnats. Il trouvera sur sa route Just Kwaou-Mathey, auteur d'un début d'année canon (7.57 à Karlsruhe fin janvier), mais également Dimitri Bascou (35 ans), qui semble connaître une deuxième jeunesse cet hiver, tandis qu'Aurel Manga, double champion de France, ou Leo El Achkar tenteront de jouer les trouble-fêtes.        

Mayer s'étalonne 

Les "hurdleurs" courront aux côtés du décathlonien Kevin Mayer, principal espoir de médaille de l'athlétisme français pour les JO de Paris-2024, qui a choisi d'ajouter le 60 m haies à son programme, en plus de l'heptathlon, où il ne disputera que le 60 m, la longueur, le poids et la perche. Le double vice-champion olympique de Rio et Tokyo, qui se dit "en délicatesse" avec son tendon d'Achille droit, va continuer à se tester, après deux sorties frustrantes sur 60 m haies à Bercy puis Liévin. Le rendez-vous auvergnat lui permettra d'en savoir plus sur son état de forme, qui conditionnera sa présence aux championnats d'Europe en Turquie dans deux semaines. "Mon tendon d'Achille est, à l'heure qu'il est, largement bon pour faire les haies mais pour faire un heptathlon, il est moyen. Je n'irai pas si je suis moyen", expliquait-il avant le meeting de Bercy vendredi dernier. Chez les dames samedi, Cyréna Samba-Mayela, championne du monde en salle en 2022 sur 60 m haies, fait figure de grande favorite malgré un début de saison mitigé.
    

Renaud Lavillenie absent

Sur les terres de Renaud Lavillenie (36 ans), le concours de saut à la perche sera privé samedi de la tête de gondole de la discipline, qui ne s'aligne pas en salle cette saison. Son frère, Valentin, sera présent après avoir passé une barre à 5,64 m à Liévin mercredi, tout comme Thibaut Collet, champion de France surprise l'année dernière et meilleur perchiste français depuis le début de la saison (5,81 m). La bataille s'annonce serrée chez les dames aussi avec un trio de prétendantes qui se dégage: Margot Chevrier, sacrée en 2022 semble avoir une longueur d'avance avec une barre à 4,52 m franchie début février, mais Marie-Julie Bonnin et Ninon Chapelle sont à l'affût.
Pour les dixièmes championnats de France disputés dans la salle du Puy-de-Dôme depuis 2003, les athlètes auront une dernière occasion d'améliorer leurs performances pour espérer participer à l'Euro, alors que les sélections seront prioritairement attribuées aux champions de France.

Ecrit avec AFP