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Manifestations de lycéens à Clermont-Ferrand : les parents d'élèves tirent la sonnette d'alarme

Nouveaux affrontements entre des groupes de jeunes et la police à Clermont-Ferrand, vendredi 7 décembre, devant le lycée Sidoine Apollinaire / © C. Genet / France 3 Auvergne
Nouveaux affrontements entre des groupes de jeunes et la police à Clermont-Ferrand, vendredi 7 décembre, devant le lycée Sidoine Apollinaire / © C. Genet / France 3 Auvergne

La Fédération des Parents d'élèves du Puy-de-Dôme et le syndicat UNL interpellent, vendredi 7 décembre, le rectorat après les violences dans les manifestations à Clermont-Ferrand cette semaine : "le débat doit avoir lieu, mais de façon encadré, dans les établissements, pas dans la rue".

Par Renaud Gardette

Ils condamnent fermement toutes les violences : la FCPE du Puy-de-Dôme (Fédération des Conseils de Parents d’Elèves) et l’UNL 63 (Union Nationale Lycéenne) lancent un appel à l'aide.


Pour Aurélien Demengeat, vice-président de la FCPE 63 : "les revendications des lycéens sont justes (Parcoursup, les suppressions de postes de professeurs, le Service National Universel etc.). Mais le débat doit avoir lieu dans les établissements. Les discussions doivent être encadrées. Les lycéens doivent participer aux débats et aux discussions. Mais là, l'organisation du mouvement part dans tous les sens. Je leur conseille vivement de se rapprocher des syndicats officiels pour organiser les choses. Mardi dernier (4 décembre), les choses étaient plus calmes dans les rues."
 

Des appels à la guérilla urbaine circulent

Les deux syndicats demandent au Rectorat, une cellule de crise pour les collégiens : "les scènes qu'on a connu à Clermont-Ferrand sont traumatisantes pour les plus jeunes et les collégiens. Il y a de quoi être choqué. Depuis hier on est assailli d'appels à l'aide des parents, sur presque tous les collèges. Les plus jeunes sont aux premières loges. Beaucoup de parents refusent qu'ils aillent en cours aujourd'hui. Les retours sont catastrophiques. Ce ne sont pas quelques casseurs à gérer d'un côté, ou quelques violences de trop du côté de la police. C'est une situation globale, qui est très préoccupante. Des appels à la guérilla urbaine circulent, par texto et sur les réseaux sociaux ! Même s'ils ne réalisent pas forcément la portée des mots, la réalité est là. On invite tout le monde à discuter, même avec les enfants. Il doit y avoir des limites à donner, c'est notre rôle de parents.
 

Benoît Delaunay, recteur de l'Académie de Clermont-Ferrand, était notre invité hier dans le 12/13. S’adressant aux parents d’élèves : "En se rendant dans la rue et en participant à ces manifestations, ces jeunes prennent des risques. Soyons responsables, ne laissons pas ces jeunes prendre des risques".

"Il y a des inquiétudes de certains sur leur avenir. On peut les comprendre, on peut les entendre, on peut en discuter. Et puis il y a ceux qui viennent pour casser, pour détruire, pour provoquer."
 

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