Le poisson, mets recherché (et onéreux) pour les fêtes

Le poisson, mets recherché pour les fêtes
On ne vous parle pas de pénurie, mais pour certains produits à l'approche des fêtes il vaut mieux s'y prendre tôt. Ce ne sont pas les poissonniers que Christophe Jouvante a rencontré à Clermont-Ferrand qui nous contrediront. Les prix de certains poissons sont à la hausse sur cette période de fin d'année. - France 3 Auvergne - Reportage : Christophe Jouvante. Montage : Magali Canuto. Intervenants : Franck Delecourt, poissonnier ; Didier Roux, poissonnier.

À l'approche des fêtes, le poisson est recherché et il vaut mieux s'y prendre tôt. Les prix de certains poissons, sur les étals des poissonniers clermontois, sont à la hausse sur cette période de fin d'année.

Par Valentin Pasquier

Les plus malins ou expérimentés sont sans doute déjà passés chez leur poissonnier afin de préparer le repas de Noël. Leurs plats sont au frais, cuisinés, congelés. Pour les autres, tout n'est pas perdu : mais les prix de certains poissons sont eux aussi à la fête.
 
« Tous les ans, j’essaie de proposer au client d’acheter un petit peu avant son poisson, histoire de l’avoir à des cours assez raisonnables, conseille Franck Delecourt, posté derrière son étal de poissons. C’est sûr que ça nécessite une petite congélation, mais lorsqu’on congèle quelque chose de très frais, on se retrouve avec des produits qui restent abordables. Parce que sinon, après, les prix flambent. »
 
Le poissonnier se voit acheter son cabillaud 5 euros plus cher par rapport à la semaine passée, un écart qu’il est obligé de répercuter sur ces prix de vente.


La loi de l'offre et de la demande

Les prix de certaines valeurs sûres restent stables, comme les huitres. Mais malheureusement l'Auvergne… c'est loin de la mer. Et entre elle et l'assiette du client, il y a des éléments qui font parfois grimper la note.
 
« Les crieurs achètent aux enchères, c’est la loi de l’offre et la demande qui fait monter ou baisser les prix, résume Didier Roux, un autre poissonnier clermontois. Et en cette époque de l’année, ça monte plus que ça descend. »
 
Ce n'est un secret pour personne : le poisson sauvage est de moins en moins nombreux dans les mers, d'où la hausse des prix. Et c’est encore pire sur les derniers jours de décembre. La lotte ou le bar voient leur tête mis à prix de plus en plus cher.

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