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Pourquoi des enseignants de l’académie de Clermont-Ferrand participeront à la grève du 24 janvier

Une intersyndicale nationale d'enseignants a appelé à la grève jeudi 24 janvier. / © Delphine Cros / France 3 Auvergne
Une intersyndicale nationale d'enseignants a appelé à la grève jeudi 24 janvier. / © Delphine Cros / France 3 Auvergne

Des perturbations pourraient avoir lieu dans les écoles, les collèges et les lycées jeudi 24 janvier dans l’académie de Clermont-Ferrand. Une intersyndicale nationale d’enseignants a appelé à la grève.
 

Par Catherine Lopes

Si vos enfants sont scolarisés dans l'académie de Clermont-Ferrand, attendez-vous à des perturbations jeudi 24 janvier. Une intersyndicale nationale d’enseignants, comprenant 8 syndicats, a appelé à la grève ce jour-là. L’intersyndicale invite les enseignants à se rassembler dès 8 heures devant les établissements, à organiser des Assemblées Générales puis à participer au rassemblement devant le rectorat de Clermont-Ferrand à 11 heures.

4 revendications principales

Parmi cette intersyndicale, on trouve le SNES-FSU. Marc Bellaigue, secrétaire académique adjoint du syndicat, explique les raisons de la colère des enseignants : « Nous contestons en premier lieu les suppressions de postes prévues la rentrée prochaine. Dans l’académie de Clermont-Ferrand, 82 postes seront supprimés. Nous refusons aussi qu’une deuxième heure supplémentaire nous soit imposée ». Il poursuit : « Nous nous opposons aussi à la réforme du lycée. Nous sommes surtout inquiets de voir des classes surchargées et des inégalités apparaître selon le lieu où sont les élèves. Dernier motif de grogne : nous contestons l’absence de revalorisation salariale dans la fonction publique, avec le gel du point d’indice ».

Les syndicats espèrent une forte mobilisation


Les enseignants s’attendent à une rentrée 2019-2020 difficile. Marc Bellaigue souligne : « Chaque année, une dotation globale d’heures est attribuée aux établissements. Dans le Puy-de-Dôme, la baisse de la dotation équivaut pour la rentrée prochaine à la perte d’un collège de 500 élèves ». Après un mouvement de grève assez suivi le 12 novembre dernier, le syndicaliste s’attend à une forte mobilisation jeudi 24 janvier. Il conclut : « Les enseignants découvrent la réalité. On leur impose des choses. Ils ne sont pas mis en valeur et se sentent méprisés ».

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