Pourquoi l’université de Clermont-Auvergne va recevoir des fonds supplémentaires

L’université de Clermont-Auvergne fait partie des universités qui ont reçu les labels d'excellence Idex et I-Site. L’établissement recevra donc des fonds en plus, pour « développer des projets innovants ».

L’université Clermont-Auvergne fait partie des 8 regroupements d'établissements d'enseignement supérieur et de recherche ont à leur tour reçu la confirmation de leur label d'excellence Idex ou I-Site, synonymes de financements supplémentaires, a annoncé jeudi 10 mars le Premier ministre Jean Castex. Dorénavant, ces universités recevront, "de manière définitive, près de 300 millions d'euros par an" pour développer leurs projets innovants, a indiqué la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal lors d'un déplacement à l'Université Gustave Eiffel (Seine-et-Marne) aux côtés de Jean Castex. Neuf premiers regroupements d'établissements (universités, écoles, laboratoires) avaient déjà décroché la confirmation de leur label Idex ou I-Site.

Développer de nouveaux projets

L'IdEx Université Paris Cité et sept I-Site (Université de Montpellier, Université de Clermont Ferrand, Université de Lille, Université de Cergy, Université Gustave Eiffel, Université de Pau et Université de Nantes) rejoignent à leur tour la liste des universités lauréates, dorénavant au nombre de dix-sept. Ces labels d'excellence visent à rendre ces établissements visibles et attractifs à l'international, aidant au renforcement de la recherche et au développement de nouveaux projets.

Un jury international

Les Idex (initiatives d'excellence) ont été lancés en 2009 sous le mandat présidentiel de Nicolas Sarkozy, dans le cadre du programme des investissements d'avenir, tout comme les I-Site qui sont alloués à des projets plus spécialisés que les Idex. "Nous avons choisi de nous rendre à l'Université Gustave Eiffel car elle porte un projet autour de la ville, et nous permet d'illustrer l'excellence de nos universités", a déclaré Frédérique Vidal. Corinne Blanquart, première vice-présidente de l'établissement né en 2020 grâce aux financements accordés par l'État depuis 2017, s'est dite "soulagée et contente" de cette décision, rendue en janvier par le jury international chargé d'évaluer chaque dossier. Jean Castex avait réuni les dix-sept universités lauréates à Champs-sur-Marne pour cette officialisation.