Puy-de-Dôme : 3 semaines après une cyberattaque, Royatonic accueille à nouveau du public

Mercredi 4 août, Royatonic, le centre de thermoludisme situé à Royat, près de Clermont-Ferrand, a pu rouvrir ses portes. Paralysé par une cyberattaque menée par un hacker russe, l’établissement n’a pas payé la rançon demandée.
Mercredi 4 août, le public est venu en nombre pour la réouverture de Royatonic, près de Clermont-Ferrand.
Mercredi 4 août, le public est venu en nombre pour la réouverture de Royatonic, près de Clermont-Ferrand. © Léa Breuil / FTV

Mercredi 4 août, dès 9 heures, le public était au rendez-vous à Royatonic, le centre de thermoludisme situé à Royat, près de Clemont-Ferrand. L'établissement a été fermé pendant trois longues semaines. Une touriste indique : « On venait ici tous les ans en vacances. On attendait avec impatience de revenir. On avait vu que c’était fermé. Je regardais tous les jours sur le site Internet si ça allait ouvrir. J’ai réservé dès l’ouverture. On n’attendait que ça ». Un autre client souligne : « C’est la première fois que je viens. J’avais hâte de retrouver les bassins après en avoir été éloigné pendant plus d’un an ».
 

Paralysé pendant 3 semaines

Depuis le vendredi 9 juillet, le centre était victime d’un problème informatique.

Une cyberattaque d’un hackeur russe empêchait son serveur informatique de fonctionner. Paralysé, l’établissement a été contraint de fermer ses portes pendant trois semaines. Aurélia Picq, responsable du pôle Royatonic, précise : « On a eu un blocage de notre serveur donc de toutes nos données. Tous les logiciels utilisés pour le bon fonctionnement de Royatonic, y compris le logiciel clientèle, avec près de 200 000 clients par an, étaient verrouillés. Les noms ont disparu de notre planning. Actuellement, nous menons une course contre-la-montre. Notre personnel est mobilisé pour retrouver les informations, grâce à des coups de fil. On sait que nos clients attendent. On va leur demander un peu d’indulgence ».

Payer c’est encourager les cyberattaques de ces escrocs

Le hackeur russe exigeait le paiement d’une rançon de un bitcoin, soit un peu moins de 28 000 euros. Pour le maire de la commune, pas question de se plier à ses exigences. Marcel Aledo, maire (LR) de Royat, estime : « C’est un plaisir de rouvrir mais aussi une récompense pour tous ceux qui ont œuvré pour rouvrir. On était décidés à gagner du temps et à ne pas payer la rançon. Payer c’est encourager les cyberattaques de ces escrocs. Pour une entreprise comme la nôtre, qui a été presque deux ans sans travailler, avec que des dépenses et pas de recettes, on n’avait pas à cœur de payer quoi que ce soit. Même si ce n’était pas le cas ».

Un personne mobilisé

Afin de rouvrir à nouveau, les salariés de Royatonic ont été sur le pont. « On a fait des recherches dans nos archives. On a récupéré des sauvegardes. Cela demande un travail de fou. La preuve, cela nous a pris trois semaines. Mais on avait à cœur de ne pas payer. Tout le serveur avec ses informations, de l’ouverture à la fermeture, était touché. Il a fallu qu’on se procure un nouveau serveur, alors qu’il faut six à huit semaines pour en obtenir un. Nous nous sommes débrouillés. Notre personnel est performant et il a travaillé pour trouver toutes les infos » affirme Marcel Aledo. Avec cette météo automnale, Royatonic va pouvoir attirer à nouveau les touristes. Le centre est ouvert jusqu’à 21h30 tous les vendredis et samedis de l’été.

 

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