Puy-de-Dôme : à Royat, on apprend à devenir cutman, soigneurs pour les boxeurs

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Écrit par AA avec Charline Collet

On monte sur le ring ! Pas pour boxer, mais pour se mettre dans la peau d'un « cutman », ces soigneurs qui s’occupent des blessures des combattants entre deux rounds. Un stage pratique pour apprendre le métier était justement organisé à Royat, dans le Puy-de-Dôme, dimanche 23 janvier.

Sur un ring de boxe, il y a bien sûr les boxeurs, mais aussi les « cutmen », traduisez littéralement « les hommes des coupures ». Des soigneurs qui s’occupent des blessures des combattants entre deux rounds. Depuis 2019, une formation unique permet d’apprendre ce métier. Deux cutmen professionnels qui s’occupent de grands boxeurs ont transmis leur savoir dimanche 23 janvier lors d’un stage pratique organisé à Royat, dans le Puy-de-Dôme.

La sérénité comme qualité essentielle d'un cutman

Les futurs cutmen ont moins d’une minute pour arrêter un saignement ou soigner une blessure. La suite du combat dépend de leur intervention. Et rien n’échappe aux deux formateurs dont l’expérience ne fait pas débat : ils soignent les plus grands boxeurs. C’est le cas de Franck Romeo : « Il y a un rôle de prévention : on n’attend pas que le boxeur soit trop abîmé pour le soigner, si on peut lui permettre d’aller au bout du combat et d’éviter de se faire arrêter par l’arbitre pour une blessure trop grave ».
Au-delà des gestes techniques, il faut faire attention à l’attitude et à l’énergie, qui sont tout aussi importantes. Il faut savoir garder son calme pour ne pas stresser le combattant. « La principale qualité d’un cutman, c’est la sérénité, explique Laurent Boucher Coniquet. Il faut être le plus posé possible et ne rien laisser paraître. Il ne faut jamais affoler un boxeur ».
Comme leurs protégés, les cutmen ont aussi un combat à gagner, celui contre les blessures.