Puy-de-Dôme : la CCI demande la réouverture des commerces et restaurants dès le 26 novembre

Rouvrir les commerces et restaurants dès le 26 novembre et non pas le 1er décembre, c’est la demande de la Chambre de Commerce et d’Industrie Puy-de-Dôme Clermont Auvergne Métropole. "Il faut sauver le soldat commerce" dit son président.

Réouvrir avant le "Black Friday", un enjeu pour les commerçants du Puy-de-Dôme
Réouvrir avant le "Black Friday", un enjeu pour les commerçants du Puy-de-Dôme © Thierry Roge- AFP
Alors que la situation sanitaire semble s’améliorer en France, les commerçants et les restaurateurs du Puy-de-Dôme contraints à rester fermés ont reçu mercredi 18 novembre le soutien de leur Chambre de Commerce et d’Industrie qui estime que "En avançant la date de quelques jours dès jeudi 26 novembre, une date symbolique à un mois de Noël, les commerçants pourraient bénéficier d’un week-end décisif pour la préparation des fêtes et l’accueil des clients".

"On sent qu’il y a une vraie réflexion du gouvernement à la fois sur le plan sanitaire et sur la question de l’économie" explique son président Claude Barbin. "On dit à l’Etat qu’il faut rouvrir en amont du 27 novembre car pour faire du business, il faut pouvoir anticiper. On mesure également l’attente des commerçants qui ont eu l’expérience de la fin du premier confinement : les gens ont freiné leurs dépenses pendant deux mois et en très peu de temps ils ont repris leurs achats. Donc rien n’est perdu, mais on veut sauver le soldat commerce. Même si on le ne fera pas totalement, au moins on sauvera l’équilibre financier de ces entreprises".

"Ceux qui allaient mal avant vont toujours mal maintenant, avec un bémol : les Prêts Garantis par l’Etat maintiennent l’économie sous perfusion". Et comme aucun commerçant, par fierté personnelle ou par peur des conséquences ne concèdera qu’il est sur le point de mettre la clé sous la porte, tous envisagent de continuer leur activité en décembre. "Cependant le Covid a accéléré des évolutions de positionnement, mixant activité en présentiel et digital" poursuit Claude Barbin.

En attendant de voir le bout du tunnel

Ce que confirme Bruno Champoux, président de Montrognon Traiteur à Cournon-d’Auvergne dans le Puy-de-Dôme, spécialisé dans la restauration évènementielle : "La grosse crainte c’est qu’on ne retrouve pas rapidement notre marché habituel, les congrès avec des repas de plus de 1000 personnes par exemple. Pour l’instant on brule ce que l’entreprise avait économisé en 30 ans d’histoire, cet argent sert à payer l’électricité des chambres froides, l’assurance des véhicules… Et il faut veiller à ce que nos collaborateurs ne perdent pas leur savoir-faire si particulier comme gérer la logistique en tous lieux ou la sécurité alimentaire pour 3000 personnes en quelques heures". Pour lui aussi une reprise dans les prochains jours est nécessaire, même si "entre-temps on a innové en proposant le restaurant digital en entreprise : une sorte de click and collect sur site avec paiement par chèque déjeuner en ligne".

Claude Barbin conclut : "Il y aura ceux qui seront prêts au rebond car ils auront fait évoluer leur business model et les autres qu’il faudra accompagner. En prenant position pour une réouverture dès le 26 septembre, on donne du grain à moudre à l’Etat pour qu’il prenne cette décision".
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