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Puy-de-Dôme : ces curistes qui choisissent de se loger au camping

De mars à octobre, ils sont environ 9.000 curistes à investir les Thermes de Royat, dans le Puy-de-Dôme. Certains d’entre eux ont choisi de délaisser les appartements meublés de la ville, pour une toute autre forme d’habitation, plus insolite : les mobil-homes d'un camping.
Entre mars et octobre, ils sont une centaine de curistes à privilégier l'habitat insolite des mobil-homes, au camping de Ceyrat, dans le Puy-de-Dôme.
Entre mars et octobre, ils sont une centaine de curistes à privilégier l'habitat insolite des mobil-homes, au camping de Ceyrat, dans le Puy-de-Dôme. © M.Besse / France 3 Auvergne
Sur la terrasse en bois du mobil-home couleur crème, au camping de Ceyrat, dans le Puy-de-Dôme, Lucette Billard étend son linge, chaussée de ses charentaises. Avec son mari, ils viennent de Saint-Etienne et entament tout juste leur cure de trois semaines, aux Thermes de Royat. Pour la troisième année consécutive, ils ont choisi de se loger…en camping.

"On apprécie d’être entourés de nos amis, c’est plus rassurant" raconte Lucette Billard. Avec son mari, ils font partie des 9.000 curistes qui fréquentent les Thermes, entre mars et octobre. "Nous sommes Auvergnats d’origine, c’est l’occasion de recevoir la famille dans un cadre convivial." Pour le couple de curistes, c’est un peu comme des vacances. C’est aussi plus attractif. "On s’y retrouve bien financièrement et on peut cuisiner, comme dans un appartement" dit-elle.

Au camping de Ceyrat, Brigitte Midon, la gérante, mise beaucoup sur cette clientèle, qui investit les lieux dès le mois de mars. "J’ai mis en place une navette pour emmener les curistes aux Thermes de Royat, c’est plus pratique pour eux car certains ont du mal à se déplacer en bus", explique-t-elle. "Sans oublier que le cadre est sympa. Les curistes peuvent se réunir autour d’un barbecue, faire des balades et rencontrer de nouvelles personnes."

On se console avec le confort 


Pour Louis Alexandre, originaire de Basse-Normandie, pas question de "s’enfermer en ville". Avec sa femme, qui entame sa deuxième année de cure, ils ont adopté la vie en camping. "Nous aimons être dehors, pour balader notre chien et profiter du calme" relate-t-il. Lorsque sa femme est en cure, il se rend au puy de Dôme pour pratiquer son activité favorite, le parapente. "A 69 ans, je suis souvent le plus vieux des stagiaires" plaisante-t-il. "Pour nous, c'est essentiel de passer ces trois semaines en pleine nature." 

Malgré le réveil très matinal, dès 6 heures du matin, les curistes vivent pleinement le reste de leur journée. "Si on fait la cure, c’est que notre corps souffre. Alors, on se console avec le confort et le cadre plaisant des vacances" indique le couple.

Leur chien, qui somnole tranquillement sur le canapé du petit salon, semble lui aussi apprécier la vie en camping. 

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