Puy-de-Dôme : le Département s’engage à verser une prime COVID 19 de 1000 euros aux aides à domicile

Mardi 30 juin, des militants de la CFDT se sont rassemblés à Clermont-Ferrand devant le Conseil départemental du Puy-de-Dôme. Jean-Yves Gouttebel, président de la collectivité, s’est engagé à verser une prime COVID 19 aux aides à domicile, sous réserve du vote du budget.
 

Mardi 30 juin, à Clermont-Ferrand, un rassemblement a eu lieu devant le siège du Conseil départemental du Puy-de-Dôme.
Mardi 30 juin, à Clermont-Ferrand, un rassemblement a eu lieu devant le siège du Conseil départemental du Puy-de-Dôme. © Camille Da Silva / FTV
Mardi 30 juin matin, une quinzaine de militants syndicaux de la CFDT se sont rassemblés à Clermont-Ferrand devant le Conseil départemental du Puy-de-Dôme. Ils réclamaient l’attribution d’une prime COVID 19 pour les aides à domicile du département. Quelques jours plus tôt, le gouvernement avait décidé que c’était aux départements de prendre en charge cette prime. A Clermont-Ferrand, une délégation a pu rencontrer le président du Conseil départemental du Puy-de-Dôme. Jean-Yves Gouttebel s’est engagé à verser une prime COVID aux aides à domicile de 1 000 euros, sous réserve du vote du budget, dans les prochains jours. Une victoire pour les manifestants rassemblés devant le siège du Département.

Une injustice évidente

Sébastien Duchet, secrétaire départemental CFDT 63, souligne : « C’est une injustice qui était évidente. On l’a battue cette injustice. La CFDT a proposé, par le dialogue, qu’il n’y ait pas d’iniquité entre les agents. Comme le dit très bien notre secrétaire national Laurent Berger, ce n’est pas le moment de se mettre sur la gueule. Ce n’est pas le moment de créer des tensions entre les secteurs du public et du privé ». Pour Sébastien Duchet, cette prime COVID est le signe d’une reconnaissance : « On ne laisse pas des gens de côté. On ne laisse pas des gens qui étaient en première ligne de côté, en disant qu’on les oublie. Au prochain coup, auront-ils la force d’être aussi présents, la force d’être encore en première ligne ? La reconnaissance doit être pour tout le monde. Ce n’est pas qu’un combat sur l’argent mais un combat sur la reconnaissance ».

Un plaidoyer pour plus de reconnaissance

Aurélie Ribereau est aide à domicile. Elle rappelle qu’elle n’a pas démérité durant la crise du coronavirus COVID 19 : « Nous les aides à domicile pendant toute la crise du COVID, on a été en première ligne. On était souvent les seules personnes que les personnes âgées pouvaient voir pendant cette période-là. On s’est occupés d’eux. On n’a pas arrêté de travailler. On n’avait pas de masque. L’ARS nous a laissés tomber. Aujourd’hui on a des bas salaires. Nos métiers demandent énormément de qualifications mais ne sont pas du tout valorisés ». Elle salue l’attribution de la prime pour sa profession mais attend davantage. Elle conclut : « Cette prime nous arrange car on a beaucoup de mères célibataires. On est contents d’avoir la prime mais il faut une revalorisation de notre métier et de nos salaires ». L’attribution de la prime COVID doit être examinée lors de la prochaine session du Conseil départemental du Puy-de-Dôme, les jeudi 2 et vendredi 3 juillet. Un budget de 2 million d'euros est prévu pour le paiement de cette prime.
 
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