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Puy-de-Dôme : les salariés de Luxfer poursuivent le combat pour sauver leur usine de Gerzat

Mercredi 13 mars, les représentants des salariés ont fait part d’une nouvelle proposition et ont dénoncé la situation de « lock out » avec la direction. / © Valérie Riffard / France 3 Auvergne
Mercredi 13 mars, les représentants des salariés ont fait part d’une nouvelle proposition et ont dénoncé la situation de « lock out » avec la direction. / © Valérie Riffard / France 3 Auvergne

Les salariés de Luxfer toujours déterminés et combatifs pour sauver leur site de Gerzat, dans le Puy-de-Dôme. Mercredi 13 mars, les représentants des salariés ont fait part d’une nouvelle proposition et ont dénoncé la situation de « lock-out » avec la direction. 

Par Aurélie Albert

Entre les salariés du site de Gerzat, près de Clermont-Ferrand, dans le Puy-de-Dôme, et la direction britannique de Luxfer, c’est la guerre froide. Mercredi 13 mars, les représentants des salariés se réunissaient pour faire le point.

Après le rejet des contre-propositions des 136 salariés de l'usine de Gerzat, « la direction est entrée dans une politique de la chaise vide », selon Jean-Louis Borie, avocat des salariés de Luxfer. « On est en mesure de faire une autre proposition : nous avons trouvé un autre repreneur. L’idée, c’est soit le repreneur développe une toute autre activité sur le site et conserve ainsi 30 emplois ; soit pendant un temps défini, le temps de la reconversion du site, le repreneur continue la fabrication de bouteilles en sous-traitance du groupe Luxfer. Dans ce cas 90 emplois seraient conservés », continue l’avocat clermontois. 
Cette nouvelle proposition a d’ores et déjà été transmise aux pouvoirs publics et devrait être communiquée à la direction dans les prochains jours.
 
 

Silence et absence de la direction de Luxfer

Un autre point a été abordé lors de cette réunion des représentants des salariés, celui du silence de la direction. « Depuis plus d’une semaine, la direction ne se présente plus aux réunions qu’elle a elle-même convoquée. Ils prennent pour prétexte la menace sur le site et sur la sécurité des personnes. Ils jouent les victimes alors qu’il n’y a jamais eu l’ombre d’une agression sur les personnes », évoque Jean-Louis Borie. Dans leur communiqué, les représentants des salariés insistent « prenant prétexte d’incidents mineurs sur le site, la direction a décidé de fermer l’entreprise et de laisser les salariés en déshérence ».
Mais les salariés ne comptent pas s’arrêter là. « Nous sommes dans un climat de tensions. Les salariés sont confrontés à une situation de violences : par le mépris et par les fausses accusations dont ils font l’objet », ajoute l’avocat des salariés. 

Le 26 novembre 2018, la direction Luxfer Gerzat a annoncé la fermeture de l’entreprise. Depuis les représentants, des salariés avaient proposé à la direction deux contre-propositions (maintien du site de Gerzat avec une réorganisation négociée ou céder tout ou partie de l’activité à un repreneur potentiel pour sauvegarder une partie du site). 

Selon la direction, le site actuellement paralysé depuis le 14 février, le sera encore jusqu'au 15 mars pour être remis en état le site. Lors des dernières réunions de négociation, un certain nombre d'incidents ont eu lieu. Elles auraient dû continuer cette semaine mais la direction n'a pas trouvé de lieu adapté et sécurisé pour les personnes. Elles n'ont donc pas pu avoir lieu. Les négociations devraient reprendre la semaine prochaine. Il s'agirait de la dernière réunion selon les termes employés par la direction. 

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