Puy-de-Dôme : le volcan de Lemptégy rouvre le 30 mai

La réouverture le 30 mai du volcan de Lemptégy dans le Puy-de-Dôme après deux mois et demi d’interruption à cause du coronavirus Covid 19 c’est un temps fort de la saison qui s’annonce pour l’équipe qui a préparé le retour des visiteurs.
Site touristique, le volcan de Lemptégy est une carrière de pouzzolane (une pierre qui l'on a utilisé jusque sous le Stade de France).
Site touristique, le volcan de Lemptégy est une carrière de pouzzolane (une pierre qui l'on a utilisé jusque sous le Stade de France). © Volcan de Lemptégy
Samedi 30 mai, le volcan de Lemptégy à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de Clermont-Ferrand dans le Puy-de-Dôme va accueillir ses premiers visiteurs depuis sa mise à l’arrêt forcée le 15 mars au début du confinement imposé par la crise du coronavirus. Onze semaines pendant lesquelles ce volcan à ciel ouvert, devenu une carrière puis un lieu de visite et d’attraction a dû garder ses portes fermées, annulant les réservations de groupes, notamment les scolaires très nombreux à le visiter avant l’été. "La fermeture a été compliquée, on est là d’ordinaire pour accueillir, travailler et faire vivre les familles des collaborateurs. Jamais on n’avait eu cela à gérer dans notre carrière professionnelle" dit le gérant Philippe Montel.

Une gestion de crise

"Le personnel est passé en chômage partiel, il a fallu négocier avec les banques les reports de remboursements d’emprunts mais si on inclut les deux autres sites dont on s’occupe (la grotte de la pierre à Volvic et l’hôtel-restaurant Archipel Volcans à Laschamps), c’est une perte du chiffre d’affaires de 1,2 million d’euros qui va peser sur les comptes en fin d’année" explique Philippe Montel, soit entre 700 000 et 800 000 euros pour Lemptégy.

"La période a été mise à profit pour terminer les travaux engagés en septembre 2019 pour le réaménagement de l’accueil et du départ de visite. Mais il a fallu convaincre les entreprises de venir pendant la crise. Maintenant on monte les dossiers de demandes d’aides, mais on n’est sûr de rien. D’ordinaire on a 15 cars par jours en cette saison. On avait accueilli 122 576 visiteurs l’an dernier soit 13 % de plus qu’en 2018. Là on s’attend à une chute de 50% pour sur l’année, car d’avril à fin août, c’est un peu notre période de moissons, la trésorerie se remplit et les 5 autres mois on n’a que des dépenses et plus aucune recette, la crise est là et pour les 4 années à venir dit notre syndicat des parcs d’attractions" complète Philippe Montel.

Au travail !

Samedi matin, les 13 permanents seront opérationnels. "L’équipe est tellement contente de reprendre, même (et surtout) avec les gestes barrière, le gel hydroalcoolique, les marquages au sol… comme on est en extérieur, c’est un peu moins oppressant. Et on va tout faire pour que nos visiteurs ressentent l’effet Waouh !" dit Faustine Chatard, assistante de direction et chargée de développement.

Pour l’instant les visites se feront en groupes, à pied sans utiliser le petit train ni les attractions comme le film qui raconte la création de la faille de Limagne. "On espère pouvoir tout rouvrir mi-juin ou pour la période estivale" complète Faustine Chatard. C’est pourquoi les saisonniers n’ont pas encore rejoint l’équipe, en plein été 25 personnes travaillent sur le site.

Maintenir le cap

Pour Philippe Montel "On est une entreprise familiale qui fonctionne sur ses propres fonds, on raconte l’histoire de ce site, celle de mon père qui a eu l’idée d’ouvrir la carrière pour raconter le volcan. Avec mes fils, on veut mettre en avant l’aventure humaine qui nous démarque de nos voisins", Vulcania est juste de l’autre côté de la route départementale.

L’entreprise s’était engagée sur deux années d’investissements forts comme un nouveau parcours d’accueil dans un nouveau bâtiment de 420m² finalisé pendant le confinement. Pour Philippe Montel, un peu ému au moment de le dire "Tout cela augurait d'une bonne saison. Maintenant c’est pour nous une deuxième ouverture après celle de février, après une période d’ordres et de contre-ordres. On est vraiment contents, les équipes ont été vite mobilisées, c’est fou, c’est une émotion forte !
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