Pour la 7ème journée de manifestation contre la réforme des retraites samedi 11 mars, les manifestants étaient moins nombreux dans les rues de Clermont-Ferrand dans le Puy-de-Dôme. Mais ceux qui ont défilé restent toujours farouchement opposés au projet du gouvernement.
Samedi 11 mars, ils étaient entre 4 500 et 5 000 manifestants selon les syndicats à défiler dans les rues de Clermont-Ferrand (4 750 selon la police). Bien moins nombreux que 4 jours plus tôt, dans le cortège du 7 mars l’intersyndicale revendiquait 37 000 personnes, un record aussi pour le chiffre publié par la police qui avait estimé la participation à 19 000.
Le parcours et l’horaire cette fois-ci avaient changés, débutant à 14 heures de la place des Bughes pour rallier la place de Jaude par les boulevards Lavoissier et Berthelot. Le temps n’était pas de la partie avec un ciel incertain, la mobilisation a été trois à quatre fois plus faible que le 11 février, premier jour de rassemblement un samedi.
Pourtant, certains travailleurs comme cette commerçante qui voit passer le cortège devant son établissement auraient bien voulu rejoindre le mouvement : « Je suis coincée ici, sinon j’aimerais beaucoup faire la manifestation. Je suis de toutes forces avec eux car c’est aussi mon avenir qui est en jeu » dit-elle.
Ceux qui ont pu participer ont dû braver la pluie à la mi-parcours. Il fallait donc être suffisamment motivé pour faire entendre sa voix. « J’ai milité toute ma vie pendant 43 ans et là, ça me concerne un peu plus donc je viens » dit une manifestante. « Il fallait être là. C’est important à l’heure actuelle et ce qu’on cherche à faire c’est éviter de perdre 2 années de vie et dans les pires conditions qui soient alors qu’il existe d’autres possibilités » dit un autre.
Cette manifestation était la 4e de la semaine dans la capitale auvergnate. Des actions jugées nécessaires pour tenter de faire plier le gouvernement. Pour Didier Pagès, le porte-parole de l'Union Solidaires Auvergne : « Depuis le début de l’histoire du mouvement ouvrier dans ce pays on n’a pas inventé grand-chose d’autre que la construction d’un rapport de force, et la grève et les manifestations ça participe de la construction du rapport de force ».
L'intersyndicale, qui espère une mobilisation plus forte, appelle de nouveau à la grève mercredi 15 mars. Une date qui n'a pas été choisie au hasard : le texte sur la réforme des retraites sera examiné à Paris par la commission mixte paritaire réunissant députés et sénateurs.