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Sida : dans le Puy-de-Dôme, l'association AIDES appelle au dépistage

Trop de gens vivent encore avec le VIH sans le savoir. Une solution : le dépistage. / © YASUYOSHI CHIBA / AFP
Trop de gens vivent encore avec le VIH sans le savoir. Une solution : le dépistage. / © YASUYOSHI CHIBA / AFP

L'épidémie de VIH existe encore en France. A l'occasion de la Journée mondiale contre le sida, l'Agence nationale française de santé publique révèle que 6.000 personnes ont été contaminées dans l'Hexagone. Dans le Puy-de-Dôme, AIDES encourage les dépistages.

Par Marc Taubert

Se faire dépister, c'est le message que veux faire passer l'association de lutte contre le sida, AIDES. Le nombre de personnes atteintes du VIH en France (en baisse de 5% depuis 2013) reste élevé : ils étaient 6.000 à etre testées positif en 2016, selon l'Agence nationale de santé publique.


"Tout le monde n'entend pas le message. Des personnes ont l'impression de ne pas être concernées", explique Christopher Depalle, délégué de l'association AIDES à Clermont-Ferrand.

Selon lui, ce sont certains groupes de la population qui sont le plus touchés. Des personnes sur lesquelles est concentrée l'action. Ce sont principalement les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes, les populations subsahariennes, les consommateurs de produits psychoactifs, les travailleurs du sexe, les personnes transes, les détenus et les personnes en grande précarité.


Éradiquer l'épidémie


"Le dépistage est le point sur lequel il faut jouer pour mettre fin à l'épidémie. L'objectif est que 90% des personnes positives doivent connaître leur séropositivité. 90% doivent être sous traitement et 90% des personnes en traitement doivent avoir une charge virale supprimée. Pour l'instant, il manque encore le 90% du dépistage", explique le militant associatif.

Ces 3 chiffres devraient être augmentés à 95% pour les personnes concernées pour considérer que l'épidémie est en rémission en France.

"Mais l'Auvergne est peu impactée, on est sur de très petits chiffres. En 2016, il y a eu 39 découvertes de séropositivité dans l'Allier et dans le Puy-de-Dôme", affirme Christopher Depalle.

Et de rappeler que les traitements existent et fonctionnent : "les effets secondaires sont moins importants. Et le panel permet de changer de traitement quand les effets secondaires sont trop importants ou quand le virus résiste."

 

Où se faire dépister ?

Dans le Puy-de-Dôme : 6 centres de dépistages.

Dans l'Allier : 3 dans l'Allier.

Dans le Cantal : 2 dans le Cantal.

Dans la Haute-Loire : 3 en Haute-Loire.

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