Sommet de l’élevage. A Clermont-Ferrand, la FNSEA juge « scandaleuse » l’attitude de Leclerc

Présente au Sommet de l’élevage à Clermont-Ferrand mercredi 4 octobre, la présidente du premier syndicat agricole de France Christiane Lambert a jugé "scandaleuse" l'attitude du distributeur Michel-Edouard Leclerc, accusé de refuser toute augmentation tarifaire qui permettrait de valoriser les productions agricoles en crise. / © THIERRY ZOCCOLAN / AFP
Présente au Sommet de l’élevage à Clermont-Ferrand mercredi 4 octobre, la présidente du premier syndicat agricole de France Christiane Lambert a jugé "scandaleuse" l'attitude du distributeur Michel-Edouard Leclerc, accusé de refuser toute augmentation tarifaire qui permettrait de valoriser les productions agricoles en crise. / © THIERRY ZOCCOLAN / AFP

Au Sommet de l’élevage à Clermont-Ferrand, mercredi 4 octobre, la présidente de la FNSEA Christiane Lambert a jugé "scandaleuse" l'attitude du distributeur Michel-Edouard Leclerc, accusé de refuser toute augmentation tarifaire qui permettrait de valoriser les productions agricoles en crise.

Par AFP

M. Leclerc est "insolent et provocateur", "son attitude -avec son credo sur les prix les plus bas- est scandaleuse" a déclaré à la presse Christiane Lambert, présidente de la FNSEA au Sommet de l'Elevage de Clermont-Ferrand, à peu près au moment où M. Leclerc critiquait une nouvelle fois depuis Paris les Etats généraux de l'alimentation.

M. Leclerc a estimé que l'"on se trompait de manière de faire" lors de ces Etats généraux, en focalisant les enjeux autour de la question du prix, qui "n'est pas suffisante", selon lui.
Mme Lambert, venue soutenir les éleveurs français à Cournon d'Auvergne, s'est, elle, félicitée de ces Etats généraux qui ont "apporté des débats nouveaux et des constats partagés".
Mais, interrogée sur la réalité de la mise en oeuvre de mesures de soutien rapides aux agriculteurs, elle a admis que si le président Emmanuel Macron s'exprimait le 11 octobre, "les choses n'auront pas changé le 12".

"La question est de savoir si le gouvernement va mettre le genou à terre devant M. Leclerc ou pas. Nous ne le voulons pas. Il y a eu trop de perte de valeur" dans la chaîne production-alimentation-distribution, a-t-elle dit, "c'est insupportable".

La FNSEA demande une série de mesures destinées à soutenir le revenu agricole. Le syndicat souhaite l'ouverture de négociations pour réformer le droit de la concurrence européen, l'instauration de sanctions pour prix abusifs, l'encadrement des promotions dans la distribution, et la prise en compte des coûts de production agricole dans la construction du prix payé par l'agroalimentaire et la distribution.

"Aujourd'hui, il n'y a aucune sanction pour des prix abusivement bas et Lactalis n'a pas été condamné non plus pour avoir refusé de publier ses chiffres" a ajouté Patrick Benezit, secrétaire général adjoint de la FNSEA.

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