VIDEO. Le directeur de Michelin France embarrassé pour justifier les suppressions de postes à Clermont-Ferrand

Publié le Mis à jour le
Écrit par Stéphane Moccozet
Rémi de Verdilhac, directeur de Michelin France.
Rémi de Verdilhac, directeur de Michelin France.

Alors que Michelin a annoncé vouloir supprimer 494 postes à Clermont-Ferrand sur deux sites dans les deux prochaines années, le directeur France de la manufacture a expliqué ces choix dans le journal de France 3 Auvergne le 1er mars. Un exercice dans lequel Rémi de Verdilhac n'a pas semblé à l'aise.

Le 1er mars, Michelin a communiqué sur la suppression de 494 postes à Clermont-Ferrand. L’annonce a surpris alors qu’elle intervient quelques jours après la publication de résultats positifs pour l’année 2015. La manufacture de pneumatiques a enregistré un bénéfice net en hausse de 12,8% à 1,16 milliard d’euros. Le chiffre d’affaires, quant à lui, a atteint 21,2 milliards d’euros, en augmentation de 8,4%.
Michelin : les suppressions de postes "pas contradictoires" avec les bons résultats
Pourtant, deux semaines plus tard, c’est avec une grande surprise que les Bibs clermontois ont appris que près de 500 postes allaient disparaitre dans la ville. Aux Carmes, 164 personnes du service "ingénierie procédés" sont concernées par cette restructuration. A La Combaude, l'atelier de rechapage Poids Lourds va fermer, entraînant la suppression de 330 postes.
 
Le jour de cette annonce, Rémi de Verdilhac, le directeur de Michelin France, a accepté l’invitation de France 3 Auvergne. Le soir-même, sur notre plateau, il a expliqué la position de l’entreprise, non sans une certaine forme d’embarras apparente. Après avoir expliqué que « des bons résultats, ce n’est pas du tout contradictoire avec les décisions qui sont annoncées » et qu’elles « permettent de préserver l’avenir », Rémi de Verdilhac a dû répondre à une question insistante de notre journaliste. « Il y a des suppressions de postes mais vous nous expliquez que c’est parce que ça va bien qu’on supprime des postes. Eclaircirez-moi parce que là on a un peu de difficulté… », s’est étonné Pierre-Olivier Belle. « Je comprends l’amertume, les doutes, les questions qui ont été exprimés par les salariés, lui a-t-il répondu. Je voudrais leur répondre, solennellement. L’engagement de l’entreprise est qu’il n’y aura aucun départ contraint. Il n’y aura aucun départ à notre initiative. Il n’y aura personne à Pôle Emploi. C’est parce que nous faisons de bons résultats que nous pouvons arrêter une activité sans licenciement avec un accompagnement exceptionnel. »

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