Voiture à contresens sur l'A75 : le conducteur avait 2 g d'alcool/litre de sang

Photo d'illustration / © DOMINIQUE FAGET / AFP
Photo d'illustration / © DOMINIQUE FAGET / AFP

Après le grave accident survenu sur l'A75 le 11 novembre, les analyses ont révélé que le conducteur âgé de 25 ans qui avait pris l'autoroute à contresens et est décédé dans la collision, était fortement alcoolisé. Il a également été testé positivement au cannabis.

Par Sandrine Montéro

Samedi 11 novembre, peu avant 6 heures, un automobiliste âgé de 25 ans, s'engageait à contresens sur l'autoroute entre Issoire et Clermont-Ferrand, provoquant un carambolage avec trois autres voitures. Les analyses ont révélé que le conducteur présentait 2 grammes d'alcool par litre de sang. Il a également été testé positivement au cannabis, apprend-on ce jeudi 16/11. Le jeune homme est décédé dans l'accident, tandis qu'une femme de 38 ans a été grièvement blessée.


Une inquiétante loi des séries

Le même jour, deux personnes âgées avaient également emprunté l'A75 à contresens, sur la même portion, avant de s'en apercevoir et de quitter l'autoroute. Une erreur heureusement sans conséquence, "elles n'ont rencontré personne car les constations liées à l'accident mortel n'étaient pas terminées et la circulation n'était pas encore rétablie", précise le Capitaine Emmanuel de Backer, commandant de l'Escadron Départemental de Sécurité Routière du Puy-de-Dôme.

Enfin, dernier épisode, le 14 novembre : c'est une automobiliste âgée de 68 ans qui s'est engagée à contresens sur l'A89, entre Clermont-Ferrand et Thiers. Elle a percuté une autre voiture à hauteur de l'échangeur A711. Les deux personnes impliquées dans la collision ont été blessées.

Altération des sens  ?


Des faits qui viennent confirmer les observations du commandant de l'EDSR : ces conduites à contresens sont plus particulièrement le fait de deux catégories d'automobilistes : des seniors qui "sont parfois un peu perdus" ou des jeunes "souvent alcoolisés ou sous l'effet de produits stupéfiants". En toile de fond : une altération des sens ou de la perception de l'environnement.

Un audit demandé par la préfecture


Des événements qui restent statistiquement rares toutefois. Selon la préfecture du Puy-de-Dôme, depuis 2002, on recense 16 accidents et 3 décès liées à des conduites à contresens dans le département.
Mais au vu des derniers événements, le préfet du Puy-de-Dôme a demandé un audit. "Une mission d'expertise pour aller voir sur les lieux s'il y a un défaut de signalisation ou d'aménagement notable et mener des mesures correctives avec les gestionnaires d'autoroutes", explique le service communication. Cet audit impliquera notamment l'EDSR du Puy-de-Dôme et la direction départementale de protection des populations.


Que faire face à un contresens ?


Le capitaine Emmanuel de Backer détaille deux cas de figure :
"On est témoin d'un contresens, il faut absolument prévenir les forces de l'ordre soit par le 17, soit par SOS Autoroute (ndlr, une application qui permet de joindre les secours avec son téléphone) ou depuis une borne d'appel si vous en trouvez une à proximité".

Deuxième éventualité : "Le contresens est déjà signalé. A ce moment-là, il faut réduire sa vitesse pour espacer l'intervalle avec le véhicule qui précède. Si vous avez une aire de repos, vous vous engagez sur cette aire, le temps que le véhicule soit intercepté. Sinon, il faut se mettre sur la bande d'arrêt d'urgence avec les warnings et attendre".
Plus d'informations, des conseils et des échanges sur la page Facebook de l'EDSR du Puy-de-Dôme.

 

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