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Face à d'éventuelles critiques, les adeptes de l'Airsoft défendent une pratique responsable et encadrée

Le drame de Bas-en-Basset, en Haute-Loire, a mis en lumière un loisir jusque-là peu connu du grand public : l'Airsoft, un jeu de simulation de combat en plein air. Dans le Puy-de-Dôme, on compte une trentaine d'associations. Des adeptes qui revendiquent une pratique responsable.
© France 3 Auvergne
Des répliques de fusils d'assaut qui tirent des billes en céramique... L'Airsoft se pratique en plein air avec des armes factices. Les adeptes de la Company of Smiley se battent tous les dimanches sur un terrain de 4 hectares près d'Issoire.
Deux jours après l'accident qui a coûté la vie à trois adolescents et grièvement blessé un quatrième, ils insistent sur les règles et les précautions qui entourent leur pratique.

L'Airsoft, ce n'est pas un défouloir. C'est fait par des gens sensés, formés...", Frédéric Tedeschi


"Le terme de jeu de guerre, non. L'Airsoft, c'est un loisir, ce n'est pas un défouloir", affirme Frédéric Tedeschi. "C'est fait par des gens sensés, formés, triés. Les gens qui sont dans cette association ont signé un contrat, une charte par rapport à un règlement intérieur. Dès qu'ils rentrent sur le terrain qui nous est prêté par la mairie d'Antoingt, ils sont tenus de respecter ce règlement. C'est pour ça que chez nous, les fumigènes, les artifices artisanaux sont strictement interdits", détaille le président de l'association Company of Smiley.

Une allusion directe aux circonstances du drame de Bas-en Basset. Les adolescents manipulaient des produits chimiques dangereux pour se fabriquer des fumigènes artisanaux : la cause probable de l'explosion survenue samedi 13 juin à Bas-en-Basset, selon le vice-procureur du Puy-en-Velay, Yves Dubuy.

Un jeu imbécile conseillé par des gens irresponsables", selon Yves Dubuy, vice-procureur du Puy.


"On conseille sur internet aux pratiquants de ce loisir de pimenter leurs parties au moyen de recettes, de concoctions pyrotechniques ou fumigènes. Il y a tout lieu de craindre que ces enfants aient été victimes d'un jeu imbécile conseillé par des gens irresponsables", a dénoncé dimanche le magistrat.

Une critique dirigée surtout contre les incitations postées sur la Toile. 
Pour les membres de la Company of Smiley, la pratique en association permet au contraire de définir un espace de pratique sécurisée. Pas question d'utiliser, disent-ils, des fumigènes sans formation et les mineurs sont encadrés. "Je pense que c'est très bien que, nous, en tant que majeurs, on prenne les mineurs sous notre aile et qu'on leur montre les bonnes choses pour éviter ce genre de problème", estime Alix Jordan Tedeschi, pratiquant de l'Airsoft.

Des choses à ne pas faire", Benoît Marius, président de la FFA.






La fédération française d'Airsoft compte 3000 licenciés dans 160 clubs, mais le jeu aurait environ 20 000 adeptes en France, parfois ponctuels, selon son président Benoît Marius.
"Malheureusement, on trouve sur internet beaucoup de vidéos qui apprennent à des personnes à faire des fumigènes, voire des bombes artisanales qui sont, en général, faites avec des produits instables, ce sont des choses qu'on encourage surtout à ne pas faire", a-t-il déclaré dernièrement.

durée de la vidéo: 01 min 47
La pratique de l'Airsoft en question

 

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