INSOLITE. Près de Clermont-Ferrand, ils cultivent des champignons japonais dans des caves

Depuis décembre, deux habitants de Riom, près de Clermont-Ferrand, sont en pleine reconversion. Ils investissent les sous-sols d'un immeuble du centre-ville pour cultiver des champignons japonais. La production connaît un franc succès.

Depuis décembre 2020, Tristan et Frédéric ont investi des caves de Riom, près de Clermont-Ferrand, pour faire pousser des champignons japonais.
Depuis décembre 2020, Tristan et Frédéric ont investi des caves de Riom, près de Clermont-Ferrand, pour faire pousser des champignons japonais. © Léa Breuil / FTV

A Riom, près de Clermont-Ferrand, dans la cave d’un immeuble du centre-ville, vous ne trouverez pas de traditionnels grands crus. Ici on cultive avec amour des shitakés. Frédéric Bernard, associé de la champignonnière, explique : « C’est un champignon asiatique, dit « le lentin du chêne », en français. C’est un champignon atypique, très bon et plein de vertus. Il est bio. Le shitaké est très bon pour la santé. Il a besoin d’une température constante, entre 14 et 18 degrés. Ce champignon pousse en 5 jours seulement. Normalement, il faut les cueillir petits et pas ouverts ».

Des lieux aménagés

Cette variété japonaise ne pousse que dans les endroits humides et à température ambiante, comme dans le sous-sol de cet immeuble riomois. Frédéric Bernard souligne : « On a 89 % de taux d’humidité. C’est parfait puisqu’il nous faut 90 %. La température est eu peu faible, avec 11,6 degrés. C’est pas mal. On a un apport en eau naturel. On a projeté de la chaux vive pour assainir les lieux. On a ajouté de la lumière pour éclairer 8 heures par jour ».

200 kg produits par mois

Dans ces conditions, les shitakés se multiplient. Frédéric et Tristan en produisent 200 kg par mois. Le pari semble réussi pour ces amis, en pleine reconversion. Tristan Courtois, associé de la champignonnière à Riom, raconte : « Mon beau-père a eu l’opportunité d’acquérir l’immeuble et en voyant les caves, je me suis dit que mon projet pouvait prendre forme. C’est dans l’air du temps de bien manger, de consommer des produits frais, issus de circuits-courts. Je suis un amoureux de la nature. J’adore l’apiculture et le jardinage et je me suis dit "Pourquoi pas les champignons ?"».

Des clients qui apprécient ces champignons

Un produit local mais exotique, voilà une formule qui séduit. Les deux associés alimentent une quinzaine de commerces de proximité. Les clients sont au rendez-vous.  Une cliente a déjà l'aeau à la bouche : « Je vais essayer d’en faire à la poêle, coupés en petites lamelles, avec du persil et du poivre tout simplement ». Une autre ajoute : « Ce sont des champignons qui sont connus notamment pour des apports en potassium. Ils sont bons pendant l’hiver. Je les achète tant qu’il y en a. Je les trouve très bon ». Un client précise : « Ils ne sont pas comme les autres, ils sont naturels apparemment. Et surtout ils n’ont pas voyagé. Je peux vous dire que ça a un autre goût ». Les deux associés ont pour projet d’investir les caves d'Aubière et de Volvic. Moins humides que celles de Riom, elles seront idéales, cette fois, pour cultiver des champignons de Paris.
 

durée de la vidéo: 02 min 02
Puy-de-Dôme : ils cultivent des champignons japonais dans les caves du centre-ville de Riom

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
insolite gastronomie culture