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Procès Fiona - Un témoin capital qui "gène l'accusation" (Avocat de C. Bourgeon)

C'est un témoin capital qui s'est présenté vendredi matin à la barre au 5e jour du procès de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf devant la Cour d'assises du Puy-de-Dôme. Cité par le président, l'homme a certifié avoir vu Fiona vivante le vendredi 10 mai en fin de journée.
L'audience s'est ouverte vendredi matin par l'audition d'un témoin "essentiel" selon les mots de la défense. Un homme s'est présenté à la barre de la cour d'assises pour raconter qu'il avait vu Fiona et Berkane Makhlouf le vendredi 10 mai 2013 en fin d'après-midi. "Elle était sur son dos, ils parlaient tous les deux, ça avait l'air sympathique", se souvient-il. Cité sur le pouvoir propre du président, il a affirmé avec certitude qu'il s'agissait bien de la fillette alors âgée de 5 ans et pas de sa petite soeur. "Ce témoin, il gène l'accusation", selon Renaud Portejoie qui défend Cécile Bourgeon, "l'avocat général et la partie civile ont tenté de le déstabiliser pour s'assurer de sa certitude".
Renaud Portejoie, l'avocat de Cécile Bourgeon dans le procès de l'affaire Fiona qui se déroule du 14 au 25 novembre 2016 à Riom devant la cour d'assises du Puy-de-Dôme.
Renaud Portejoie, l'avocat de Cécile Bourgeon dans le procès de l'affaire Fiona qui se déroule du 14 au 25 novembre 2016 à Riom devant la cour d'assises du Puy-de-Dôme. © Thierry Zoccolan / AFP

Le témoin, gendre des concierges de l'immeuble où vivait la famille, répond sans hésiter à l'avalanche de questions. Il est catégorique. La défense demande à l'avocat général de ne pas chercher à l'impressionner, Raphael Sanesi s'énerve : "Je cherche la vérité". Le président Dominique Brault rassure l'homme à la barre : "Ne vous sentez pas accusé de quoi que ce soit. Il y a une suspicion de savoir si M. Makhlouf et M. Bourgeon ne se sont pas trompés quant à la date de la mort de l’enfant". Le témoin garde le cap, il fait état de souvenirs plus difficiles à oublier que d'autres surtout "quand on croise une petite fille et qu'on apprend 48 heures après qu'elle a disparu".
Raphaël Sanesi, l'avocat général.
Raphaël Sanesi, l'avocat général. © Thierry Zoccolan / AFP

"Je ne comprends toujours pas aujourd'hui comment l'accusation a pu se priver de ce témoignage essentiel", renchérit face aux micros Renaud Portejoie. "On est aujourd'hui sur une certitude que Fiona est bien décédée dans la nuit du samedi au dimanche alors qu'il était encore question au début du procès de cette date du décès", ajoute-t-il. "On a avancé sur le chemin de la vérité cette semaine, on était sur un fantasme qui consistait à dire que Fiona avait été martyrisée pendant des mois, on se rend compte que cette thèse de l'accusation ne correspondait pas à la réalité, ce sont des témoins objectifs qui sont venus le confirmer".

Mais la vérité attendue par tous, elle, court toujours…
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