Puy-de-Dôme : à l’école de Gelles, des parents d'élèves manifestent pour sauver une classe

Des parents d’élèves s’opposent à la fermeture envisagée d’une 5e classe à l’école primaire de Gelles, dans le Puy-de-Dôme, à la rentrée prochaine. Une cinquantaine d’entre eux a bloqué l’établissement lundi 4 février.
 
Lundi 4 février, à Gelles, dans le Puy-de-Dôme, les enfants ne sont pas allés en classe, ils ont été regroupés dans la salle de la garderie, pendant que leurs parents bloquaient l’accès de l’établissement. Ils étaient une cinquantaine devant l’école, munis de pancartes affirmant par exemple : «  nos enfants ne sont pas des moutons, arrêtez de les compter... ».

L’école, qui compte actuellement 5 classes organisées en double niveau, de la petite section de maternelle au CM2, devrait perdre une classe à la rentrée prochaine. C’est ce qui ressort du projet de carte scolaire dévoilé par l’Inspection académique il y a quelques jours.
 
« Actuellement, il y a 20 à 23 élèves par classe », détaille Francine Faure, déléguée des parents d’élèves. Avec la fermeture d’une classe, « on se retrouverait avec 27 à 30 enfants par classe », estime cette mère de famille. « Et un triple niveau sur la classe des tout petits. C’est moyen pour attaquer l’école ! », ajoute-t-elle.
 

Bataille de chiffres


Une délégation a été reçue vendredi 1er février à l’Inspection académique du Puy-de-Dôme. Selon la déléguée des parents d’élèves, l’école primaire compte 97 élèves à l’heure actuelle, une famille nombreuse ayant quitté la commune. Mais « à la rentrée prochaine, ils seront 108. On a présenté les attestations qu’il fallait », assure-t-elle.
Et de dénoncer une logique comptable, qui ne « prend pas en compte notre milieu rural, nos enfants ». En parallèle, une opération « village mort » est menée, les commerces devaient rester fermés durant 2 heures.

De son côté, l'Inspection académique avance d'autres chiffres pour la rentrée 2019. "On est à 97 élèves, 101 si on compte les enfants en très petite section. Ce qui équivaut à 24,25 élèves en moyenne par classe, ce n'est pas scandaleux", relate le service communication du Rectorat.
"Une carte scolaire se fait à l'échelle départementale et académique. Déjà le Puy-de-Dôme récupère 9 postes dans le premier degré, sur fond de baisse d'effectifs. Il n'y a aucune fermeture d'école et on maintient en milieu rural des classes à 8 élèves. Forcément, il faut faire des regroupements ailleurs", explique l'administration.
Avant d'ajouter : "si les effectifs avancés par les parents d'élèves devaient se vérifier, les choses peuvent bouger, même après la rentrée".
 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
carte scolaire éducation société polémique