Coronavirus. Puy-de-Dôme : il crache sur des policiers en prétendant avoir le coronavirus, un an de prison ferme

A Riom (Puy-de-Dôme), un jeune homme de 23 ans a été condamné lundi 6 avril à un an de prison ferme pour avoir craché sur des policiers en prétendant avoir le coronavirus. Selon son avocate, l’homme était ivre au moment des faits.

A Clermont-Ferrand, un jeune homme a été condamné à 12 mois de prison ferme: interpellé pour violation du confinement, il avait craché sur des policiers en prétendant avoir le coronavirus COVID 19.
A Clermont-Ferrand, un jeune homme a été condamné à 12 mois de prison ferme: interpellé pour violation du confinement, il avait craché sur des policiers en prétendant avoir le coronavirus COVID 19. © THIERRY ZOCCOLAN / AFP
Les faits se sont produits dimanche 5 avril aux alentours de minuit. A Riom (Puy-de-Dôme), un jeune homme de 23 ans a, selon son avocate Me Marion Libert, confirmant une information de nos confrères de La Montagne, craché sur des policiers en prétendant avoir le coronavirus COVID 19. Les policiers étaient en train de procéder à son interpellation pour violation du confinement.

Ivre au moment des faits

Selon son avocate, le jeune homme était fortement alcoolisé au moment des faits : « C’est une bêtise liée à l’alcool, il a dit ça car il n’était pas lucide. D’ailleurs, il a vomi peu après. Il regrette réellement son geste. Il a présenté des excuses aux policiers. Ce n’est pas quelqu’un de vindicatif. » Selon elle, il aurait rapidement informé les policiers qu’il n’était pas réellement porteur du coronavirus.

Douze mois de prison ferme

Le jeune homme est originaire de Seine-Saint-Denis. Il a été jugé en comparution immédiate pour violation du confinement, outrage, rébellion et violences. L’homme avait déjà un casier judiciaire. Au total, 18 mois de prison ferme étaient requis contre lui. « La peine de 12 mois ferme est plus modérée que ce qui était requis, mais malgré tout j’ai l’impression qu’en cette période de confinement, on essaye de faire des exemples. Il y a une tolérance zéro. Le même jour, une autre personne a été condamnée a une peine de 4 mois de prison ferme pour non-respect du confinement », affirme Me Libert. Ne pouvant pas rendre visite à son client en raison du confinement, l’avocate ignore, pour l’heure, s’il compte faire appel.
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