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Cour d'assises du Puy-de-Dôme : jugé pour avoir battu à mort un sexagénaire

C'est dans cette résidence de Chamalières que le 27 août 2014, la police a découvert le corps sans vie de Lucien Kar, 62 ans. / © V. Riffard
C'est dans cette résidence de Chamalières que le 27 août 2014, la police a découvert le corps sans vie de Lucien Kar, 62 ans. / © V. Riffard

Le procès d’un jeune homme s’est ouvert lundi 26 février 2018 devant la cour d’assises du Puy-de-Dôme. A 24 ans, il est soupçonné d’avoir tué en 2014 un sexagénaire qui l’hébergeait. 

Par V. Riffard et MCP

Le 27 août 2014, le corps sans vie d'un homme de 62 ans est découvert à son domicile, rue Ernest Renan, à Chamalières. Le décès est rapidement considéré comme suspect car le corps du défunt présente de nombreuses lésions. Selon le médecin légiste, la mort serait due à un polytraumatisme osseux et viscéral. Autrement dit, un déchaînement de violences que les policiers attribuent rapidement à un ami de la victime. Un homme de 24 ans connu pour être violent et surtout en proie à une forte addiction à l'alcool. Le jeune homme est alors placé en garde à vue avant d’être mis en examen pour meurtre.

Ce sont des violences commises dans un état alcoolique important


Quatre ans après les faits, son procès s’est ouvert lundi 26 février 2018 devant la cour d’assises du Puy-de-Dôme. « Ce dossier appartient à tous ces dossiers où l’alcool joue un rôle très important, reconnait Maître Jean-François Canis, avocat de la défense. Et où on a le sentiment qu’en l’absence d’alcoolisme important, il n’y aurait pas la commission des faits reprochés à mon client ». Car s'il reconnaît avoir frappé son ami, l'accusé nie avoir voulu tuer celui qui l'hébergeait depuis trois mois.  « Ce sont des violences commises dans un état alcoolique important avec un discernent altéré, ajoute l’avocat. Et dans ce contexte là je ne crois pas que l’intention d’homicide ait pu exister ».

Pourtant, en raison de l'acharnement dont il aurait fait preuve et parce qu'il n'a rien fait pour le sauver, notamment en tardant à appeler les secours, c'est bien pour meurtre que le jeune homme est poursuivi. Un meurtre sur une personne vulnérable, un sexagénaire à la santé fragile et lui aussi en proie à des problèmes d'alcool, ce qui lui fait encourir la réclusion criminelle à perpétuité. Le verdict sera rendu mercredi 28 février, au terme de deux jours de débat.

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