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Gilets jaunes : une délégation officielle qui ne fait pas l'unanimité en Auvergne

© France 3 / N. Hugot
© France 3 / N. Hugot

En Haute-Loire, dans le Puy-de-Dôme et dans le Cantal, certains gilets jaunes se disent prudents, ou ne comprennent pas du tout la nomination de 8 communicants officiels du mouvement et d'une délégation lundi 26 novembre. 

Par Renaud Gardette

En Auvergne comme ailleurs, les gilets jaunes ont appris la nomination de 8 communicants officiels pour engager une "prise de contact sérieuse et nécessaire" avec les autorités et porter une série de revendications, selon un communiqué publié lundi.
 

Un communiqué officiel

Après avoir consulté ses sympathisants sur les réseaux sociaux, cette délégation adresse 2 propositions principales au gouvernement: "revoir à la baisse toutes les taxes" et créer "une assemblée citoyenne" pour débattre de la transition écologique, de l'augmentation du pouvoir d'achat ou encore de la précarité.
 

Francis, gilet jaune à Langeac, n'y croit pas du tout


"Je suis très surpris. Comment ont-ils été trouvés? Ils ont dû passer à la télé avant. Ils doivent tous avoir envie de faire de la politique."

Ce chauffeur-routier de 58 ans porte un gilet jaune depuis plus d'une semaine en Haute-Loire. La transition écologique du gouvernement actuel, il n'y croit pas: "chez nous à Langeac, il n'y a même pas une seule borne pour véhicule électrique !

"Les gars sur les barrages, ils risquent de ne pas les écouter. Comment vont-ils structurer le mouvement? Ils ont pas fini: ça se chamaille partout. Il faudrait surtout que nos députés viennent nous voir. Les 8 là, ça va pas aller très loin. J'ai peur qu'ils tombent dans le système habituel. On va les acheter et leur trouver une place bien au chaud. J'espère me tromper, mais ça va tourner court. On va finir avec une insurrection!"
 

"Une vaste blague" pour Mike à Thiers


Il est ouvrier, "smicard en colère" dit-il. Mike est gilet jaune depuis le 17 novembre dans le Puy-de-Dôme. "Je rigole, pour l'instant."

Pour lui aussi, ces nominations posent beaucoup de questions."Ils sortent de nulle part, c'est une vaste blague. On est plusieurs à penser çà. On connaît ceux qui ont lancé le mouvement, d'accord. Mais pas les autres. Il faut bien des porte-parole pour négocier, mais on ne peut pas les identifier. On ne sais pas d'où ils viennent."
 

Isabelle, dans le Cantal, est plus positive

C'est dans sa nature, dit-elle: Isabelle a confiance. Cette salariée dans le Cantal affirme qu'il "faut trouver une solution. Le Président ne nous a pas écoutés, il nous méprise! S'ils peuvent le faire, tant mieux. Qu'est-ce qu'ils vont dire? Je suis prudente. Mais c'est bien qu'il y en ait. Moi j'aimerais bien avoir le Président à côté de moi. Alors des porte-parole, pourquoi pas?"
 

Une délégation officielle

  • Eric Drouet (Seine-et-Marne), à l'origine du mouvement du samedi 17 novembre
  • Priscillia Ludosky, auteure d'une pétition contre la hausse des taxes sur les carburants, 
  • Maxime Nicolle (Côtes-d'Armor)
  • Mathieu Blavier (Bouches-du-Rhône)
  • Jason Herbert (Charente)
  • Thomas Miralles (Pyrénées-Orientales)
  • Marine Charrette-Labadie (Aube)
  • Julien Terrier (Isère)

Ces porte-parole sont des "porteurs de messages et non pas des leaders et des décisionnaires" précise le communiqué.

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