Puy-de-Dôme : une salle de prière de Thiers fermée pour défaut des normes de sécurité

Une salle de prière de Thiers (Puy-de-Dôme) fait partie des 9 mosquées fermées administrativement ces dernières semaines, selon le ministère de l’Intérieur. Selon la sous-préfecture de Thiers, elle aurait été fermée pour non-conformité avec des règles de sécurité.

Une salle de prière située à Thiers (Puy-de-Dôme) a été fermée administrativement pour non-respect des normes de sécurité. (Photo d'illustration'
Une salle de prière située à Thiers (Puy-de-Dôme) a été fermée administrativement pour non-respect des normes de sécurité. (Photo d'illustration' © Vincent Voegtlin/MAXPPP

Une salle de prière de Thiers (Puy-de-Dôme), ainsi que 8 autres salles de prières ou mosquées, ont été fermées ces dernières semaines en France, dont huit pour des raisons administratives, a indiqué vendredi le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, avant le début du débat parlementaire sur le projet de loi "confortant les principes républicains". "Parmi les 18 lieux de culte qui étaient particulièrement surveillés à ma demande, 9 ont pu être fermés", a-t-il écrit sur Twitter. "Nous menons une action déterminée contre le séparatisme islamiste", a ajouté le ministre, qui avait annoncé le 2 décembre une "action massive" et des contrôles de "76 mosquées".

"L'établissement ne respectait pas les normes de sécurité"

A Thiers, il s’agit d’une salle de prière non déclarée, selon le sous-préfet de Thiers Etienne Kalalo : « Nous avons été alertés par le maire de Thiers sur le fait que, dans cet établissement, on recevait du public sans qu’aucune déclaration n’ait été faite. J’ai demandé à ce que la commission de sécurité se tienne et j’ai organisé une visite sur les lieux en décembre. A l’issue de la visite, en présence des pompiers et de la gendarmerie, on s’est rendu compte que l’établissement ne respectait pas les normes de sécurité, ce qui nous a conduits à émettre un avis négatif sur la poursuite de son exploitation. » Selon lui, ce local était exploité par une association relevant de la loi de 1901.

L'établissement fermé administrativement

Les exploitants sur place auraient aménagé dans ce local une salle de prière et un lieu d’enseignement, sans avoir fait au préalable de déclaration vis-à-vis de la mairie et avoir obtenu l'autorisation nécessaire pour cette activité. L’inspection aurait également révélé d’autres manquements : « Il n’y avait pas d’extincteurs, les portes n’étaient pas orientées de manière à permettre une évacuation rapide, il n’y avait pas d’éclairage de sécurité, pas d’alarmes… », énumère Etienne Kalalo. Le sous-préfet ignore cependant si les renseignements territoriaux s’intéressaient ou non à ce lieu de culte pour d’autres raisons que le fait que l’activité exercée était autre que celle déclarée.

Divers motifs de fermeture

La mosquée de Thiers fait partie des 5 lieux de culte fermés pour non-conformité avec des normes de sécurité. Les quatre autres sont situées à Montmagny, Goussainville (Val-d'Oise), Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) et au Pré-Saint-Gervais (Seine-Saint-Denis), a indiqué l'entourage du ministre à l'AFP, confirmant une information du Figaro. Trois autres mosquées ont été fermées "pour des motifs variés", a ajouté l'entourage. Notamment à Sevran (Seine-Saint-Denis) où un arrêté de fermeture a été pris pour une salle qui "s'était reconstituée", tout comme à Bobigny (Seine-Saint-Denis) pour une "salle non déclarée", a précisé l'entourage.

34 contrôles menés ces dernières semaines

Le ministre inclut dans son décompte la mosquée de Pantin, fermée en novembre pour six mois, notamment pour avoir relayé une vidéo qui avait mis en cause Samuel Paty avant son assassinat. D'autres mosquées, à Lunel (Hérault) et Marseille, ont par ailleurs fait l'objet de "procédures judiciaires" et de "contrôles fiscaux" a encore dit l'entourage. Au total, "34 contrôles" ont été menés ces dernières semaines dans des lieux de culte musulmans, selon l'entourage. Le  projet de loi "confortant le respect des principes de la République", aussi appelée loi contre les séparatismes, sera soumis aux députés à partir de lundi en commission spéciale à l'Assemblée nationale, avant un débat dans l'hémicycle à partir du 1er février.

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