Trois Montgolfières puydômoises vont traverser la Manche

La montgolfière Chaîne des Puys, qui défend la classification Chaîne des Puys - faille de Limagne au Patrimoine Mondial de l’Unesco
La montgolfière Chaîne des Puys, qui défend la classification Chaîne des Puys - faille de Limagne au Patrimoine Mondial de l’Unesco

Trois équipages engagés dans la classification de la Chaîne des Puys - faille de Limagne au Patrimoine Mondial de l’Unesco vont traverser la Manche en montgolfière. La date n'est pas encore fixée mais le décollage aura lieu avant le 22 décembre.

Par Pauline Sauthier

Avant le 22 décembre prochain, l’opération Traversée de la Manche, 100 ballons 2015, s’est lancé le défi de rassembler un nombre record de montgolfières pour relier la région du Kent en Grand-Bretagne à Calais (Pas-de-Calais). Parmi ces ballons, trois équipages puydomois : La Chaîne des Puys, Volvic et Limagrain.
 
Volvic filiale du Groupe Danone et le Groupe Limagrain 4e semencier mondial, figurent déjà aux premiers rangs des partenaires de la candidature de la Chaîne des Puys-faille de Limagne au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.
 
Ces trois équipages étaient déjà présents les 25, 26 et 27 septembre dernier lors du Rassemblement de montgolfières  Vols au-dessus d'un nid de volcans coordonné par le Conseil départemental du Puy-de-Dôme et la société Quatre Vents.
 
Cette expédition sera pour eux un véritable défi. Elle les fera voyager dans des conditions nouvelles et particulières. Une grande inconnue pour ces pilotes qui ont l’habitude de survoler les reliefs auvergnats avec la latitude de changer de trajectoire et d’adopter des possibilités de navigation plus nombreuses selon l’altitude. Le vol à vue est simple, la ligne d'horizon constituée d’une grande variété de reliefs et de paysages, fait voir les changements de niveau. S’ils le souhaitent, ils peuvent se poser et être récupérés par  leurs assistants dans le quart d'heure qui suit l'atterrissage.
 
Au-dessus de l'eau et surtout de la Manche (20% du trafic maritime mondial) beaucoup de bateaux, mais aucun point de repère vis à vis de l'altitude. La navigation, pendant 38 km au moins, se fait uniquement aux instruments. Atterrissage impossible, amerrissage déconseillé bien que le gilet de sauvetage et la balise de détresse soient obligatoires.
 
La traversée peut durer 3 à 4 heures. Pour les équipages puydômois cela nécessite de doubler leur autonomie habituelle de carburant et d’embarquer plus de propane et moins de passagers à bord. Les assistants doivent aussi s'adapter, prendre le ferry pour retrouver leur équipage après l’atterrissage.

La date reste à fixer en fonction de la météo. 

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