Dans le Puy-de-Dôme et le Cantal même sans remontées mécaniques, la montagne attire les promeneurs

Les promeneurs du dimanche étaient nombreux les 16 et 17 janvier à Super-Besse dans le Puy-de-Dôme et au col du Légal dans le Cantal pour profiter de la neige tombée en abondance alors que les professionnels de la montagne attendent le feu vert du gouvernement pour lancer la saison.

Beaucoup de monde au pied des pistes à Super-Besse dimanche 17 janvier.
Beaucoup de monde au pied des pistes à Super-Besse dimanche 17 janvier. © C. Lamorelle - FTV

Alors que le PDG du Club Med Henri Giscard d’Estaing a appelé dimanche 17 janvier dans une lettre ouverte et dans un entretien au JDD le premier ministre Jean Castex à permettre la réouverture des stations de ski  pour les vacances d’hiver afin de « sauver » la montagne du « désespoir », l’affluence dans les domaines skiables de Super-Besse dans le Puy-de-Dôme et du col du Légal dans le Cantal prouvent l’attrait de la neige pour quelques heures de loisirs hors couvre-feu. Une décision que les stations de montagnes et les professionnels attendent désormais pour le 20 janvier.

A Super-Besse, on trouve bien quelques remontés en service, celles qui au bas du domaine desservent les pistes dédiées aux débutants. Celles-ci ne font que quelques centaines de mètres, mais on s’en contente. "C’est sympa, un peu de soleil, un peu de neige. Pour les enfants c’est parfait pour débuter" dit l’un. "Pour moi c’est la première fois. Je débute, c’est pour cela que je fais de grands zigzags" dit une autre, le masque sous son écharpe pour avoir chaud et respecter les gestes barrières. Une aubaine pour les moniteurs de ski comme Guillaume Trapenat : "On arrive à donner quelques leçons sur les tapis qui sont ouverts avec des clients débutants. Et on a aussi une demande de ski de randonnée pour partir sur des espaces plus ouverts. Mais on est toujours en attente d’une ouverture totale de la station". A l’entrée des tunnels qui abritent les tapis des remontées des pistes du bas de la station, Philippe Echilla veille au port du masque : "C’est un endroit clos, on y respecte les gestes obligatoires. Il y a toujours des gens un peu de mauvaise foi qui trouvent bizarre que ce soit obligatoire. Sur les pistes ils peuvent faire ce qu’ils veulent…".

Le col du Légal : « c’est le Canada ! »

Pisteur dans le Cantal et dans les Alpes, Vincent Bonnet est presque surpris par la quantité de neige : "On est relativement bas sur le massif et on est à l’ouest et là on a vraiment pris la grosse chute de la tempête Bella en 48 heures. Il y avait des congères sur le plateau jusqu’à 1 mètre 60. Ici on en a perdu un peu cette semaine avec le redoux mais il y a 1 mètre de neige et ça fait 3 semaines. Là c’est le Canada, c’est le bonheur !"

Ici on propose près de 220 paires de skis de fond et 150 paires de raquettes à la location. Et le dimanche 10 janvier restera celui de tous les records, il n’y avait plus rien de disponible. "Si on regarde les statistiques de chutes de neige on n’avait pas vu ça depuis 26 ans, et l'absence des remontées mécaniques sur les stations amène une clientèle qu’on n’avait pas l’habitude d’avoir ici avec des gens qui ont découvert le ski nordique, la randonnée en raquettes, le ski de fond. On a une population de proximité, d’Aurillac par exemple qui n’était jamais montée jusqu’ici. Ils ont découvert le col de Légal avec cette crise sanitaire. Ils ont découvert le gîte, qu’on peut passer le week-end ici en famille ou entre amis" dit Frédéric Jeusset, responsable de la station.

L’année dernière, elle n’avait ouvert que deux jours sur l’ensemble de la saison d’hiver.

 

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