Remontées mécaniques fermées : des élus des Alpes et des professionnels de la montagne saisissent le Conseil d'Etat

La colère ne retombe pas dans les Alpes. Alors que les manifestations se multiplient pour protester contre la fermeture des remontées mécaniques, les élus et les professionnels de la montagne ont décidé de saisir le Conseil d'Etat.
Les présidents de la région Auvergne-Rhône-Alpes, des départements de Savoie, Isère et Haute-Savoie et des professionnels de la montagne ont annoncé, mercredi 2 décembre, la saisine du Conseil d'Etat contre la décision du gouvernement de fermer les remontées mécaniques pour les fêtes de Noël.

Déplorant l'échec des tentatives de dialogue avec le gouvernement, ces derniers indiquent dans un communiqué avoir "décidé ensemble de saisir la justice". "Un référé liberté sera déposé jeudi après-midi devant le Conseil d'Etat", a précisé à l'AFP Laurent Wauquiez, président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

La contestation s'amplifie dans les Alpes après la décision du gouvernement d'interdire l'ouverture des remontées mécaniques pour les vacances de Noël. Elus et professionnels du tourisme multiplient les actions ces derniers jours. Ce mercredi, environ 2000 personnes se sont rassemblées pour dire leur colère à Vaujany, en Isère et à Bourg-Saint-Maurice, en Savoie.

Critiqué par l'opposition, Laurent Wauquiez en tête, sur la mesure de fermeture des remontées, le Premier ministre Jean Castex a annoncé mercredi que le gouvernement envisageait également une période d'isolement de sept jours pour les Français rentrant du ski à l'étranger pendant les fêtes. "Les stations d'Autriche et de Suisse sont ouvertes, et en France on peut prendre le TGV, le métro, on pourra se rendre au cinéma ou dans une salle de spectacle à Noël mais pas sur un télésiège. On est prêt à faire des sacrifices mais là il n'y a pas de cohérence. Pourquoi ce couperet uniquement sur la montagne française?", a protesté M. Wauquiez.

 

"d'autres solutions existent"


Selon les initiateurs de la saisine "d'autres solutions existent" comme "des protocoles sanitaires stricts sans aller jusqu'à l'interdiction" qu'ils jugent "disproportionnée et non justifiée par les impératifs sanitaires, surtout à un moment où la situation sanitaire s'améliore"
    
Ce référé est porté par Laurent Wauquiez, Jean-Pierre Barbier, Hervé Gaymard et Christian Monteil, présidents des départements de l'Isère, Savoie et Haute-Savoie, qui seront "bientôt rejoints par d'autres acteurs de la montagne des autres massifs", indique le communiqué. Egalement signataire du texte, Jean-Luc Boch, président de l'association nationale des maires de stations de montagne (ANMSM), a affirmé à l'AFP que la mesure d'interdiction "menace l'emploi de centaines de milliers de saisonniers". "On ne peut pas jouer avec le travail des hommes", a-t-il ajouté.

La région Auvergne-Rhône-Alpes représente 75% des emplois du ski français.


 
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