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Le réseau de piratage des cartes bancaires passait par l'Isère

22 personnes ont été interpellées dans toute la France ce mardi 5 février vers 6 heures du matin dont une à Assieu près de Vienne en Isère. Il s'agissait d'une opération de gendarmerie menée dans le cadre d'une enquête sur une gigantesque arnaque à la carte bleue.
Une partie du matériel électronique saisi
Une partie du matériel électronique saisi © DR / Reproduction interdite
Les gendarmes spécialistes de cybercriminalité ont procédé à un vaste coup de filet contre un réseau de piratage de cartes bancaires sur internet, interpellant des personnes dans tout l'hexagone, y compris dans les Alpes. Un homme a été entendu à la gendarmerie de Saint-Clair-du-Rhône. 

Ces personnes interpellées sont toutes soupçonnées de s'être procuré, sur des forums internet dédiés à ce genre de fraude, des numéros de cartes bancaires leur permettant de faire des achats sur la Toile, ou des pistes magnétiques (ou "dumps") capturées illégalement et utilisées pour effectuer des retraits aux distributeurs de billets.

Elles sont soupçonnées aussi d'avoir revendu les numéros de cartes bancaires sur internet et acheté des "dumps" pour fabriquer, pour leur utilisation propre ou celle de complices, de fausses cartes qu'elles encodaient elles-mêmes. Le préjudice s'élèverait à plus de six millions d'euros.

Tout a commencé dans le Lot


Tout a commencé en novembre 2011, suite à la plainte d'une société victime d'escroquerie à la carte bancaire dans le Lot. Le groupement départemental de gendarmerie et la section de recherche de Toulouse, spécialisés dans les nouvelles technologies, enquêtent alors et interpellent plusieurs personnes qui reconnaissent avoir acquis puis revendus des numéros de cartes bancaires capturés illégalement sur internet.

La Juridiction Inter-Régionale Spécialisée (JRIS) s'est alors saisie du dossier et une cellule baptisée "Bac/Cyber 46" a été créée. Son travail aboutit aujourd'hui à ces 22 interpellations.

Un important matériel informatique a aussi été saisi. Il permettait notamment de ré-encoder des pistes magnétiques, mais aussi des cartes vierges, des faux documents et des biens acquis avec le produit de l'infraction.

Une partie du matériel informatique saisi
Une partie du matériel informatique saisi © DR / Reproduction interdite

 

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