Feyzin (Rhône) : la raffinerie à l'arrêt

La raffinerie est à l'arrêt. Une grève intersyndicale suivie par la quasi-totalité des salariés du département concerné demande à la direction du site de renoncer à plusieurs licenciements annoncés en début de semaine / © Google maps
La raffinerie est à l'arrêt. Une grève intersyndicale suivie par la quasi-totalité des salariés du département concerné demande à la direction du site de renoncer à plusieurs licenciements annoncés en début de semaine / © Google maps

La raffinerie de Feyzin est à l'arrêt depuis lundi soir. En cause : un désaccord entre la direction et les représentants du personnel réunis en intersyndicale (FO, CGT, CFDT) autour de supressions de postes au raffinage. 

 

Par Daniel Pajonk

Lundi dernier, les élus du personnel sont invités à un CSE Extraordinaire. La réunion concerne "un projet d’évolution d’organisation du du service de viscoréduction." Mais ce que découvrent les représentants des salariés concerne en réalité 7 suppressions de postes dans un service où les tâches sont à flux tendu. "Ca fait des années que l'on voit une dégradation, mais ça continue", déplore Michael Corgier, référent FNIC CGT. Le travail se reporte sur les autres, ça se passe toujours comme ça. Et ça devient franchement très très difficile". 
 
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Le transfert des tâches d’une unité de production sur l’autre se traduit par des augmentations de charge de travail. Pöur les grévistes, cela n'est plus supportable à cause notamment des conditions de sécurité sur le site. 
L'intersyndicale dénonce la double attitude de Total. Qui réalise 13 milliards de bénéfices en 2018, touche plus de 100 millions dans le cadre du CICE et veut encore supprimer des emplois, mettant en cause les conditions de travail et de sécurité. Les salariés prévoient une grève illimitée tant que leurs revendications ne seront pas entendues.
Pour sa part, la direction du groupe défend cette réorganisation. Dans un communiqué elle déclare que « cette unité souffre de la baisse structurelle de la demande en fiouls lourds et ne fonctionne actuellement plus que trois jours par mois en moyenne », explique-t-elle. La direction souhaite anticiper l’arrêt de l’unité en 2021 tout en assurant que les 7  salariés concernés ne seront pas licenciés mais se verront proposer un autre poste.

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