Législatives 2022 : Michèle Picard (PCF) se présente face à l'Insoumis Taha Bouhafs

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La maire communiste de Vénissieux a annoncé son intention de se présenter aux législatives dans la 14e circonscription du Rhône, malgré l'accord entre EELV, LFI et le PCF.

La maire PCF de Vénissieux persiste et signe. Il y aura un candidat La France Insoumise et une candidate PCF dans la 14e circonscription du Rhône malgré les accords nationaux signés entre LFI, EELV et le PCF. 

"J'ai voté contre cet accord. Il n'est pas bon pour le PCF" juge l'élue locale avant d'ajouter : 

"Ici dans la 14e circonscription, il y a un parachutage discutable face à quelqu'un qui connaît très bien le territoire. On gère le quotidien avec toutes les difficultés. On a besoin d'un candidat qui connait les réalités locales pour pouvoir légiférer." 

Taha Bouhafs : "Une histoire de dingue" 

Taha Bouhafs, journaliste indépendant de 25 ans et militant anti-raciste, se défend quant à lui d'être parachuté et revendique ses attaches aux quartiers prioritaires. 

Selon nos confrères du Canard Enchaîné, Emmanuel Macron aurait confié à des proches qu'il avait été "abasourdi" par le choix de Jean-Luc Mélenchon de parachuter le journaliste-militant isérois à Vénissieux. "

Une histoire de dingue" selon le chef de l'Etat, qui n'oublie évidemment pas que Taha Bouhafs avait révélé l'affaire Benalla et donc précipité la chute de l'ancien collaborateur de l'Elysée.

"On me dit que le président est abasourdi par ma candidature. Tant mieux. C'est le but" a répliqué le candidat de la France Insoumise 

En plus de Taha Bouhafs et de la maire de Vénissieux, un candidat LREM va se présenter dans la 14e circonscription du Rhône mais également  Bruno Attal, pour Reconquête, gardien de la paix et secrétaire général adjoint du syndicat France Police-Policiers en colère, une candidature dénoncée par le candidat officiel de la coalition LFI, EELV, PCF qui lui promet "une raclée électorale le 12 juin" 

Taha Bouhafs a été condamné en première instance pour "injure publique en raison de l’origine" après avoir qualifié sur Twitter une syndicaliste policière d’ "Arabe de service". Le militant a fait appel de cette décision.