Aéroport de Lyon: la CCI veut peser sur la privatisation

Le président de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Lyon, deuxième actionnaire de l'aéroport Saint-Exupéry, compte bien peser sur les négociations de privatisation et envisage même de participer à une offre de rachat.

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"Le moment venu, on fera savoir (quelle est) l'offre la plus intéressante et on ne s'interdit pas de participer à une offre", a expliqué Emmanuel Imberton, lors d'un petit-déjeuner organisé par France Unie, association de réflexion politique.

Le monde économique rhône-alpin est plusieurs fois monté au créneau pour réclamer un aéroport digne de ce nom et davantage de lignes intercontinentales. Car l'aéroport Saint-Exupéry se classe au 47e rang des aéroports européens, alors que la région Rhônes-Alpes est la 7e ou 8e région du continent, rappelle le président de la CCI.

l'intérêt du territoire

"Il faut que la privatisation ne soit pas faite simplement dans l'intérêt de l'État, mais aussi dans l'intérêt du territoire", insiste-t-il. A ce titre, le président de la CCI, qui dispose de 25% du capital de l'aéroport derrière l'État (60%), n'est pas contre une offre d'Aéroports de Paris (ADP), qui a déjà dit qu'il étudierait le dossier. Mais à condition "que le projet d'ADP inclue le développement de l'aéroport pour en faire un des dix premiers en Europe", argumente Emmanuel Imberton.

Pour lui, une bonne option serait un rapprochement avec l'aéroport de Genève, actuellement saturé, puisque l'aéroport de Lyon dispose "des plus grosses réserves foncières d'Europe". Par ailleurs, "il faut qu'on fasse attention aux écueils du type chinois", a-t-il ajouté en référence à l'arrivée d'investisseurs asiatiques lors de la privatisation de l'aéroport de Toulouse.

De nouvelles lignes

M. Imberton ne cache pas qu'il négocie avec l'État, avant l'ouverture des discussions pour la privatisation, l'ouverture de nouvelles lignes. Il réclame notamment le passage en vol quotidien d'un vol Emirates vers Dubaï, actuellement opéré cinq jours par semaine. "J'ai pu m'entretenir avec (le Premier ministre) Manuel Valls sur le sujet lors de sa venue à Lyon mi-mai et il m'a dit que mon dossier avançait", a-t-il dit, reconnaissant privilégier la piste Emirates à celle de Qatar Airways, évoquée par les médias après l'achat de 24 avions de combat Rafale par le Qatar.

Mi-avril, le Sénat a donné son feu vert à la privatisation des aéroports de Nice et de Lyon dans le cadre de la loi Macron, qui doit maintenant
repasser par l'Assemblée nationale en juin.