Affaire Collomb : la nouvelle embûche d'un retour raté à Lyon

Gérard Collomb et David Kimelefeld à Lyon, le 1er avril 2019. Photo d'archive. / © A. Jacques / France 3 Rhône-Alpes
Gérard Collomb et David Kimelefeld à Lyon, le 1er avril 2019. Photo d'archive. / © A. Jacques / France 3 Rhône-Alpes

Depuis sa démission du ministère de l'Intérieur pour reprendre la ville de Lyon et la Métropole, Gérard Collomb a connu certains déboires. L'enquête du Parquet financier, révélée mardi, vient s'ajouter à une série d'obstacles. En premier lieu : les ambitions du frère ennemi, David Kimelfeld.

Par Sandra Méallier

Début octobre 2018, Gérard Collomb annonce qu'il rend son portefeuille de ministre de l'Intérieur : il a choisi Lyon. Un retour savamment préparé depuis sa nomination au gouvernement : à son départ vers Paris, il a placé deux fidèles à la tête de la mairie et de la Métropole.

Le premier, George Képénékian, va appliquer le plan à la lettre : il démissionne immédiatement pour provoquer une nouvelle élection. Gérard Collomb en sortira vainqueur, mais avec une majorité fragilisée.

Division dans la majorité

L'effritement va d'ailleurs se confirmer : le second "fidèle" rechigne à céder la place. David Kimelfeld s'accroche au siège de président de la Métropole lyonnaise et n'hésite pas à exprimer ses divergences. Il s'oppose ouvertement à l'anneau des sciences, projet de contournement routier porté par son prédécesseur.

La rupture est consommée lorsque G. Collomb fait savoir qu'il brigue la Métropole même si D. Kimelfeld s'y maintient. La majorité se divise en deux camps. A partir de là, tous les coups sont permis. 

Autre revers de ces derniers mois : Caroline Collomb, l'épouse du maire, a dû se mettre en retrait de la direction départementale de La République en Marche du Rhône. Elle était très critiquée par une partie des militants qui l'accusait d'autoritarisme, et ses ambitions politique devront patienter.
 

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