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Les ambulanciers défilent dans Lyon, le trafic perturbé

Environ 150 véhicules ambulanciers défilent dans la métropole de Lyon depuis 6 heures, ce lundi 1er octobre. La manifestation entraîne d'importantes perturbations. / © Daniel Pajonk / France 3
Environ 150 véhicules ambulanciers défilent dans la métropole de Lyon depuis 6 heures, ce lundi 1er octobre. La manifestation entraîne d'importantes perturbations. / © Daniel Pajonk / France 3

Environ 150 véhicules "sanitaires légers" et ambulances privées sont partis de Gerland à Lyon, ce lundi matin pour mener une opération escargot. Ils protestent contre une réforme du financement du transport médicalisé.

Par Mathieu Boudet

150 véhicules sanitaires et ambulanciers participent à une opération escargot ce lundi 1er octobre, à Lyon, pour protester contre une réforme du financement de leurs prestations.

 

Des bouchons autour du périphérique


Après être parti du quartier de Gerland à 7h ce matin, le cortège a rejoint le périphérique sud, entre la porte de Gerland et celle du Vinatier, entraînant d’importants bouchons dans les deux sens de circulation, notamment les entrées sur Lyon. Le cortège poursuit en direction de Grange Blanche avant de reprendre le périphérique Laurent-Bonnevay. Les manifestants devaient se diriger ensuite vers le bâtiment de la sécurité sociale à Villeurbanne, puis vers l’Agence de Santé Régionale située dans le secteur de la Croix-Rousse, et terminer devant la préfecture du Rhône. 

Des bouchons se sont créés, notamment sur le boulevard Chambaud de la Bruyère et sur l'avenue Tony Garnier, où les véhicules sont à l'arrêt. Des retards de 30 minutes à une heure sont rapportés par rapport aux conditions habituelles de trafic.
 


Une réforme nationale qui inquiète


Le cortège réuni des ambulanciers artisanaux, généralement de petites sociétés dotées de 2 ou 3 véhicules. Les manifestants contestent l’article 80 de la nouvelle loi de finances, qui prévoit que ces sociétés de transport médical soient rémunérées non plus directement par la sécurité sociale, mais par le biais des établissements de soins.


Ces établissements, notamment les plus importants, risquent d’avoir à passer des appels d’offres avec les sociétés de transport des patients. Les entreprises artisanales de transport redoutent d’être écartées de facto de ces appels d’offres, en étant dans l’impossibilité d’y répondre face à des opérateurs plus grands. Certains artisans ambulanciers et taxis du secteur de la santé se sont regroupés en collectif pour pouvoir faire des propositions lors des appels d’offres, mais la majorité d'entre eux opèrent seuls, et craignent d'être lésés.




 

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