Armes non déclarées : comment s'en débarrasser sans avoir d'ennuis

Des armureries agréées vont gérer pour l'État les procédures d'abandon d'armes à feu non déclarées. L'objectif : récupérer le plus possible d'armes détenues illégalement.

L'État poursuit ses efforts pour tenter de désarmer la population française. On s'en souvient, fin 2022, le ministère de l’Intérieur avait lancé une vaste opération pour régulariser la possession d’armes. Les particuliers possédant une arme non déclarée étaient tenus de les abandonner ou de régulariser leur détention. Qu'il s'agisse de la vieille pétoire d'un aïeul tireur de grives ou d'un revolver louche déniché au fond d'une cave lors d'un déménagement.

140 000 armes récupérées sur deux millions

Le nombre d'armes non déclarées en France était alors estimé à quelque deux millions. L'opération avait permis de récupérer 140 000 armes à feu et 4 millions de munitions. Dans le Rhône et la Métropole de Lyon, 2400 armes avaient être collectées.

Pour tenter de récupérer d'autres armes non déclarées, l'État a décidé de simplifier les procédures d'abandon. Depuis le 10 juillet 2023  en Auvergne-Rhône-Alpes, "un dispositif d’une gestion externalisée des armes abandonnées à l’État" est en test. Des armuriers référents et dûment agréés sont habilités à récupérer les armes toujours non déclarées.

Test dans la Drôme, le Rhône et la Loire 

Les particuliers qui détiennent une arme à feu dont ils souhaitent se débarrasser peuvent désormais le faire gratuitement auprès de ces professionnels des armes. Il suffit de présenter une pièce d'identité.  En échange de l'arme, on vous remet une attestation de dépôt à conserver.

Testé dans un premier temps dans les départements de la Drôme (26), de la Loire (42) et du
Rhône (69), ce nouveau dispositif sera ensuite étendu à l’ensemble du territoire national à
compter de janvier 2024.

Cette réforme permet de garantir la traçabilité des armes à feu : chaque arme
abandonnée sera enregistrée par l’armurier habilité dans le système d’Information sur les
armes (SIA) afin de permettre aux autorités de savoir exactement ce qu'elle devient.

Bien évidemment, les armuriers référents seront rémunérés par l’État en fonction du nombre d’armes qui leur auront été rapportées. 

Dans le Rhône et la Métropole de Lyon, deux armureries sont pour l'instant agréées par l'Etat : Lyon Armurerie Distribution à La Tour-de-Salvagny (sur rdv uniquement) et l'Armurerie Steflo Passion Chasse à Gleizé.