Coronavirus et confinement : “jamais à Lyon la qualité de l’air n’a été aussi bonne!”

Autre conséquence de cette désertification du centre-ville : la Place Bellecour, l’un des endroits les plus bruyants de la Presqu’ile, a perdu 6 décibels de volume sonore.
Autre conséquence de cette désertification du centre-ville : la Place Bellecour, l’un des endroits les plus bruyants de la Presqu’ile, a perdu 6 décibels de volume sonore.

Depuis le confinement, le taux de dioxyde d’azote essentiellement produit par le trafic routier a chuté lui de 45%! "Jamais à Lyon la qualité de l'air n'a été aussi bonne." A Lyon, c'est "du jamais vu!"

Par Julien Sauvadon

C’est l’une des conséquences positives du confinement dans la Métropole de Lyon : on respire bien mieux!

D’après Atmo Auvergne Rhône-Alpes, association agréées de surveillance de la qualité de l'air, le taux de particules fines a diminué de 30% depuis une semaine. Mieux encore,  le taux de dioxyde d’azote essentiellement produit par le trafic routier a chuté lui de 45% ! Concernant ce dernier, il s’agit d’une baisse globale observée sur les 59 communes et pas seulement à proximité des grands axes. La météo de ces derniers jours très favorables à une bonne qualité de l’air a contribué à donner à ce phénomène une ampleur inédite. 

"Avoir des niveaux aussi bas de dioxyde d’azote, c’est du jamais vu!"

Pour Stéphane Socquet-Juglard, directeur production chez Atmo Auvergne Rhône-Alpes, "nous avons atteint sur la Métropole de Lyon des chiffres dignes d’une zone rurale avec très peu de trafic. Ce confinement nous fournit des données que nous n’aurions jamais pensé pouvoir analyser sur le Grand Lyon."
 

Jusqu’à 85% de voitures en moins

Si la qualité de l’air s’est améliorée dans la Métropole de Lyon la semaine dernière, c’est mathématiquement parce qu’il y a moins de voitures en circulation. Le confinement imposé par le gouvernement pour tenter d’enrayer l’épidémie de Coronavirus a fait baisser le trafic de 62% en périphérie de Lyon et jusqu’à moins 85% dans l’hyper-centre. Là encore pour le PC Criter de la Métropole chargé d’analyser le trafic en temps réel, c’est une situation inédite!

"En une semaine, la circulation à vélo a diminué de 70%."

Les locations de VeloV' ont baissé de 90%, avec une activité qui se concentre essentiellement aux abords des hôpitaux, quant aux transports en commun, les Transports en Commun Lyonnais enregistrent une baisse de clientèle globale d’environ 85%.
 

Des rues désertes et plus calmes

Enfin, oubliez le Vieux Lyon et ses hordes de passants et de touristes! Depuis le début du confinement, c’est de loin le quartier le plus vide de Lyon avec 95% de piétons en moins (contre 70% sur l’ensemble de la ville).

Autre conséquence de cette désertification du centre-ville : la Place Bellecour, l’un des endroits les plus bruyants de la Presqu’ile, a perdu 6 décibels de volume sonore. C’est l’un des paradoxes de cette crise sanitaire, on ne peut pas sortir, mais on s’entend mieux et on respire mieux.
Ça devrait encore durer quelques semaines…  
 

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