Coronavirus : les marchés hebdomadaires annulés à Bourg-en-Bresse (Ain)

Les marchés hebdomadaires sont tous annulés à Bourg-en-Bresse (Ain) jusqu'à nouvel ordre, pour faire face à l'épidémie de coronavirus Covid-19. / © C. Huby / MaxPPP
Les marchés hebdomadaires sont tous annulés à Bourg-en-Bresse (Ain) jusqu'à nouvel ordre, pour faire face à l'épidémie de coronavirus Covid-19. / © C. Huby / MaxPPP

A Bourg-en-Bresse (Ain), tous les marchés hebdomadaires sont annulés jusqu'à nouvel ordre, pour éviter les lieux de rassemblement de la population et lutter contre l'épidémie de coronavirus Covid-19. Les préfectures pourraient en annuler d'autres. 

Par Renaud Gardette

A Bourg-en-Bresse (Ain), le maire a pris a pris un arrêté pour annuler tous les marchés hebdomadaires de la ville à partir du mercredi 18 mars, et jusqu'à nouvel ordre.


Jean-François Debat, maire de Bourg-en-Bresse : "Depuis le début de la crise sanitaire que nous connaissons, la ville de Bourg-en-Bresse s’est tenue scrupuleusement aux recommandations de l’État. Ainsi, nous avons organisé ce jour (18 mars) le marché alimentaire de Bourg-en-Bresse. Malheureusement, le caractère ponctuel des marchés entraîne une concentration de population inappropriée et dangereuse dans la période. Aussi, en responsabilité, j’ai pris la décision de ne plus organiser de marchés alimentaires sur la ville de Bourg jusqu’à nouvel ordre."

Le marché du 18 mars a eu lieu au champ de foire comme d'habitude, ce fut donc le dernier. Les consommateurs sont invités à faire leurs courses dans les autres magasins d'alimentation qui restent ouverts.
 

D'autres marchés vont-ils fermer?


A la Tour-du-Pin (Isère), les marchés hebdomadaires, et uniquement alimentaires, sont maintenus. 

A Belleville-en-Beaujolais (Rhône), le marché du mardi et du samedi s’est organisé le 17 mars normalement, mais seuls les commerces alimentaires étaient autorisés. La commune envisage de les écarter davantage les uns des autres.

A Craponne (Métropole de Lyon), les marchés des mercredis et samedis sont maintenus, mais uniquement pour les produits alimentaires de première nécessité et à condition de respecter "les mesures-barrières, les consignes d'inter-distance entre les personnes, des espacements plus importants qu'à l'accoutumé entre les étals" annonce la commune.

A Privas (Ardèche), le marché s'est tenu normalement mercredi 18 mars, mais sans les étals d'habillement. Le maire Michel Valla, qui était présent ce matin, espère que cette période incitera les consommateurs à aller acheter leurs denrées directement auprès des producteurs locaux.
 

Vers une interdiction générale ?


Le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé mercredi 18 mars que le gouvernement serait amené à fermer certains marchés "où l'on voit des foules" ou "qui ont beaucoup d'étals", pour éviter les rassemblements, alors que les magasins d'alimentation, eux, restent ouverts. 

Ce sont les préfets qui ont autorité pour prendre ces décisions de "fermeture", a précisé le ministre en rappelant que la règle est de respecter une distance d’un mètre minimum entre chaque personnes.

De nombreux marchés pourraient donc suivre le rythme, en sachant également que les boulangeries devraient pouvoir rester ouvertes 7 jours sur 7.
 

L'état d'urgence sanitaire


Le 14 mars dernier, le Premier ministre avait pourtant annoncé que les marchés hebdomadaires resteraient ouverts. Le gouvernement doit examiner un projet de loi d'urgence mercredi 18 mars prévoyant notamment un "état d'urgence sanitaire" qui permettra de restreindre certaines libertés et ordonner des réquisitions.

 

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