COVID19 : L'Opéra de Lyon occupé par des étudiants en art en soutien aux intermittents

Une cinquantaine d'étudiants issus des filières artistiques de Lyon ont débuté lundi matin une occupation de l'opéra, fermé en raison de la pandémie de Covid-19, en solidarité avec les intermittents du spectacle.

L'occupation de l'opéra de Lyon a débuté le lundi 15 mars dans le calme
L'occupation de l'opéra de Lyon a débuté le lundi 15 mars dans le calme © L.Crozat

Une cinquantaine d'étudiants en art de Lyon sont entrés dans l'opéra pour débuter un mouvement d'occupation. "On voulait réagir car on est à la jonction de deux endroits: le monde de la culture et celui des étudiants", explique Lucas Martini, 23 ans, étudiant en première année à l'Ecole nationale supérieure des arts et techniques du théâtre (ENSATT), et l'un des porte-paroles de cette action, organisée en lien avec l'occupation, entamée vendredi, du TNP de Villeurbanne.

"L’occupation de l’Opéra de Lyon par des étudiants des écoles d’art de la Métropole s’est faite dans le calme" a précisé la direction dans un communiqué. 

Préparation de banderole dans le hall de l'opéra de lyon le 15 mars 2021
Préparation de banderole dans le hall de l'opéra de lyon le 15 mars 2021 © L.Crozat

"Les étudiants et la direction de l’Opéra partagent l’objectif que cette occupation ne mette pas en péril les répétitions, les résidences et les captations audiovisuelles prévues dans les prochains jours et semaines (...) Nous sommes à l’écoute, et partageons les inquiétudes et les questionnements de ces étudiants – acteurs, musiciens, plasticiens… – qui seront demain les artistes et les artisans de notre vie culturelle."

"La scène et la salle de spectacles où il y a actuellement des répétitions ne seront pas occupées", a confirmé Matéo Esnault, en Master 1 en conception sonore à l'ENSATT. "Les étudiants concentreront leur présence dans le hall et la cafétéria du bâtiment." "On fait un métier qui, en dehors de l'école, est totalement à l'arrêt et on se demande bien ce qui va se passer à notre sortie", s'inquiète Kainana Ramadani, comédienne en dernière année de formation à l'ENSATT.

Aucune répétition ni résidence ne sera perturbée selon les occupants
Aucune répétition ni résidence ne sera perturbée selon les occupants © L.Crozat

La semaine dernière, l'occupation du Théâtre de l'Odéon à Paris a déclenché un mouvement qui s'est étendu notamment au Théâtre de la Colline à Paris et au Théâtre national de Strasbourg avant de faire tache d'huile dans de nombreuses salles du pays. Mercredi, la ministre de la Culture Roselyne Bachelot avait jugé "inutiles" et "dangereuses" ces occupations. Jeudi, le gouvernement a débloqué 20 millions d'euros supplémentaires en soutien au monde de la culture. 

Appel à un printemps de l'espace public

Quelques heures après l'Opéra de Lyon, la coordination Drôme Ardèche des intermittents et précaires annonçait l'occupation de la comédie de Valence dans la Drôme. L'association des centre nationaux des arts de la rue et de l'espace public a appelé à un printemps de l'espace public. 

Dans un communiqué, l'association appelle élues, spectateurs et artiste à défendre l'importance de la vie culturelle au cours d'une opération intitulée "le printemps inexorable" les 20 et 21 mars prochains. Ce collectif regroupe des artiste de la France entière et nitamment, les ateliers Frappaz (Villeurbanne) , la compagnie quelquep'Arts (Boulieu-lès-Annonay) 

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